Après l'élimination de Monfils et celle, plus tôt, d'Adrian Mannarino, surclassé par Roger Federer, il ne reste plus qu'un Français en lice, Gilles Simon, opposé à l'Argentin Juan Martin Del Potro. A 31 ans, Monfils avait atteint pour la première fois ce niveau de la compétition à Londres, lui qui n'était pas très friand du gazon par le passé.
               
Face à Anderson, le Parisien avait de bonnes chances de se qualifier, au regard des statistiques. Il l'avait battu cinq fois en autant de matches, mais ne l'avait encore jamais affronté sur herbe. Le géant sud-africain, du haut de ses 2,03 m, a fait tomber 20 aces sur le court numéro 1 mais il a aussi concédé quatre fois son service. Monfils n'a jamais abdiqué, se bagarrant sur tous les points et a su saisir les opportunités qui se présentaient à lui dans la troisième manche.
               
Mais Anderson, qui participait pour la quatrième fois aux huitièmes de finale en cinq ans, s'est montré plus solide dans les tie-breaks. Le finaliste de l'US Open se qualifie pour la première fois pour les quarts de finale de Wimbledon où il affrontera mercredi le tenant du titre Federer.
 
 

La réaction de Gaël Monfils  

"Il a mieux servi que moi mais également mieux retourné. Il a su être meilleur dans les moments clés. Cela a fait la différence. Je suis déçu car je me sens bien physiquement. Mais il manque toujours un petit truc (...) Je n'ai pas bien négocié les tie-breaks. Mon niveau de jeu n'a pas été assez bon. J'ai fait des mauvais choix (...) Kevin a progressé et a bien tenu la balle dans le terrain. Mieux que je ne le pensais. J'avais du mal à le déplacer aujourd'hui. Il a su lâcher les coups. A force de trop vouloir le manoeuvrer j'ai parfois manqué d'agressivité. Il en a profité (...)"
"Je suis sur une bonne lancée. Je me sens bien. Mon programme reste incertain. La seule chose que je sais, c'est que je vais reprendre sur terre battue à Hambourg (23-29 juillet). J'enchaînerai probablement avec Kitzbühel (30 juillet - 4 août). Pour le reste, on verra. Ce qui est sûr, c'est que je ne vais pas lâcher. Je me sens bien depuis Roland-Garros. Je monte en puissance. J'espère aborder sereinement l'US Open (27 août - 9 septembre)."