100 000 litres d’huiles usagées cherchent preneur

...Et 40 mètres plus bas, il y a la nappe phréatique.
© Leoné Vaitanoa | Sous l'effet de la chaleur, les fûts recrachent leurs huiles dans la nature.

Les huiles usagées sont devenues aujourd’hui la priorité. Le projet INTEGRE (Initiative territoriale pour la Gestion de l'Environnement) en fait une de ses principales missions: l'évacuation de ces déchets dangereux.

Leone Vaitanoa
Publié le , mis à jour le

Une centaine de fûts entreposés par petits tas. Certains, sous l’effet de la chaleur, recrachent leur contenu. Au service de l’environnement, on appelle ça un "stock historique". Puisque ces quantités d’huiles sont là depuis l’ouverture du Centre d’Enfouissement Technique de Vailepo. Comme les batteries, cannettes en aluminium, « i-déchets » (vieux ordinateurs, imprimantes,…), les huiles usagées sont devenues aujourd’hui la priorité.
 
INTEGRE à la rescousse
Il faut savoir qu’en dessous de cet entrepôt d’huiles usagées, à peine à 40 mètres sous terre, il y a la nappe phréatique. Face à cette problématique, le projet INTEGRE (INitiative des TErritoires pour la Gestion Régionale de l’Environnement), sous la houlette de Julie Petit, coordinatrice territorial du projet, propose une solution : l’exportation de tout le stock. Car brûler sur place comporte trop de risques si l’incinération du produit n’est pas bien maîtrisée.
Et dans le respect de la convention de Bâle qui réglemente la circulation de produits dangereux et qui interdit l’exportation des huiles vers la Nouvelle-Calédonie ou Tahiti, Julie PETIT devra se tourner vers les autres pays voisins comme la Nouvelle-Zélande. Un appel d’offre a été lancé, trois propositions ont été reçues.

Le projet d'exporter les produits dangereux a été soumis au Conseil Territorial de l'Environnement et du Développement Durable ce mercredi.
© Leoné Vaitanoa

Le projet INTEGRE ne s’attaque pas seulement aux huiles. Les batteries sont également dans son collimateur. Et ceci n’est qu’une infime partie de la mission qu’INTEGRE s’est donnée. Entre le renforcement du CET de Vailepo et la mise en place de différents plans de gestion, Julie Petit se fixe aussi comme objectif de lancer une grande campagne d’information et de sensibilisation pour que ces actions soient intégrées par chacun et qu’elles deviennent une affaire bien huilée.

Quelques chiffres

1 litre d’huile usagée jeté dans la nature pollue une surface d’eau de plus de 10 000 mètres carrés, soit l’équivalent de 2 terrains de football.
1 litre d’huile de vidange usagée pollue durablement 1 m cube de terre chaque année.
Source : l’ADEME (L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie)