1er Forum économique de Wallis et Futuna : la question du financement des entreprises

1er forum de l'économie
© CCIMA | les partenaires du 1er forum de l'économie de Wallis et Futuna

CCIMA, Banque, institutions et les principaux concernés, entrepreneurs, porteurs et futurs porteurs de projets se sont retrouvés pour le 1er forum de l'économie de Wallis et Futuna. Le thème à l’ordre du jour celui du financement des projets et entreprises.
 

Mélodie Uhilamoafa Publié le

Oser l’entreprenariat était le leitmotiv de la Chambre de Commerce de l'Industrie des Métiers et de l'Artisanat à l’initiative de ce tout premier forum économique.
e lancer oui mais avec quels fonds ? Et comment les obtenir ? Des questions récurrentes pour les porteurs de projet, encore très peu nombreux à Wallis et Futuna. Ce jeudi 23 mai 2019, les services et organismes concernés se sont succédés pour présenter les outils de financement dont ils disposent. Entre autre le service des affaires économiques et du développement avec CTI, le code territorial des investissements. Les micro-crédits accordés par L’ADIE, association pour le droit à l’initiative Economique.

Tomasi Feleu est entrepreneur, il a assisté à ce forum : « On ne réalise pas un projet comme ça du jour au lendemain. Il y a forcément des sacrifices financiers à faire, je pense que c’est ça qui décourage un grand nombre de professionnels ou qui bloquent le bon développement d’une activité ».


Les organismes bancaires de l’île, la BWF (BNP) et l’Institut d’Emission d’OutreMer ont pu répondre directement aux interrogations du public. Et la première question posée: Que propose la Banque de Wallis et Futuna pour aider les professionnels en général ?
Dans un premier temps elle accompagne des jeunes patentés en partenariat avec la CCIMA.

Maurice Lasanté est le directeur de la BWF :« On ne peut pas faire un crédit professionnel tout de suite à l’ouverture du compte, il nous faut des garanties de l’entrepreneur, de la société, des flux qui arrivent dans nos livres. La transparence, le chiffre d’affaire qui est livré sur le compte bancaire, le paiement des fournisseurs. Il faut une traçabilité. Egalement la déclaration des employés de la société auprès de la CLR/CCPF pour qu’on puisse avoir un réel compte d’exploitation et au bout de 2 ans on tend la main aux professionnels pour faire des crédits. »


Mais 2 ans c’est long. David Vergé, le président de l’assemblée territorial n’est pas inquiet, d’autres sources importantes de financement vont être mises à disposition pour les projets de développement du territoire ces 5 prochaines années.
  • Le contrat de convergence qui sera signé le mois prochain : 3 milliards xfp pour 3 ans et demi.
  • Le fond exceptionnel d’investissement : plus de 350 millions obtenu pour 2019.
  • Les Accords Particuliers entre le territoire et la Nouvelle-Calédonie avec 50 millions par an/ pendant 5 ans. Sans compter les fonds du 11e FED dans le cadre du projet PROTEGE.

David Vergé, président de l’assemblée territoriale: « Le grand défi pour les années à venir ne sera pas de trouver de l’argent mais plutôt de le consommer vite et bien. J’ai peur que, même si aujourd’hui avec le travail de fond que nous faisons à l’assemblée territoriale avec la préfecture, j’ai peur que si nous n’accentuons pas cette philosophie en renforçant des services comme le SCOPPD, l’AED, la CCIMA qui est en train de se renforcer pour permettre de préparer ces dossiers et d’attendre des opportunités, ces fonds risquent de retourner en Métropole. »


L'autre défi est celui de bien monter et ficeler ses dossiers de demande d'aide et de création. Un chantier entamé par l'ADIE et la CCIMA depuis plusieurs mois. Elles accompagnent les futurs entrepreneurs dans le montage du projet, avec intervention de spécialistes, de comptables ou encore de professionnel déjà installés.
 

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