[VIDEO] Le député de Polynésie Moetai Brotherson évoque son fils de 5 ans qui ne comprend pas pourquoi le gouvernement veut réduire le nombre de parlementaires

Moetai Brotherson
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Séquence plutôt insolite à l'Assemblée nationale, mercredi 18 juillet. Lors du débat sur la réduction du nombre de parlementaires voulue par le gouvernement, le député polynésien explique que son fils de 5 ans l'a interrogé sur cette volonté du gouvernement et qu'il n'a pas su lui répondre. 

La1ere.fr Publié le , mis à jour le

La réduction du nombre de parlementaires, voulue par le gouvernement, est le débat qui occupe depuis plusieurs jours les députés en séance à l'Assemblée nationale. Les députés d'opposition ferraillent contre ce projet de loi en déposant de nombreux amendements. Parmi eux, le député de Polynésie Moetai Brotherson.

Ce mercredi 18 juillet au matin, il a pris la parole en expliquant que son fils de 5 ans lui avait demandé pourquoi le gouvernement souhaitait réduire le nombre de députés et sénateurs :
 

J'ai essayé de trouver des réponses à sa question, mais je n'en ai pas. Alors je suis venu ici pour essayer de trouver des réponses. mais je n'en ai pas entendu.

Mon fils de 5 ans, un petit garçon très éveillé, m'a dit "Mais papa j'ai la réponse : surtout toi, quand vous serez moins nombreux, tu auras plus de place dans ton fauteuil car il sera plus grand !".

Aujourd'hui c'est la seule réponse que j'ai. Alors je m'adresse à mes collègues de la majorité : si l'un de vous, autour d'un café ou d'une bière, veut bien venir m'expliquer sincèrement ce que ça va améliorer à notre démocratie, je suis preneur !

Parce que je ne peux pas rentrer chez moi en Polynésie et dire à mon fils : "Tu avais raison, la seule raison c'est qu'on va agrandir mon fauteuil."

- Moetai Brotherson, député (groupe Gauche Démocrate et Républicaine)

 

Protestation dans l'hémicycle

L'intervention de Moetai Brotherson a été ponctuée par les protestations de députés de la majorité qui, eux, défendent la réduction du nombre de parlementaires. Regardez ici l'intégralité de cette intervention du député polynésien :