Transport aérien : les compagnies et aéroports d'Outre-mer à la fois bons et mauvais élèves

Transport aérien : les compagnies et aéroports d'Outre-mer à la fois bons et mauvais élèves
© STEPHANE FRANCES / AFP | Atterrissage spectaculaire d'un avion Air Caraïbes au-dessus de la place de Maho Bay, dans la partie hollandaise de Saint-Martin

Chaque année, le cabinet Flightright, spécialisé dans l'indemnisation des passagers, dresse un classement des compagnies les plus promptes à dédommager leurs clients et des aéroports les plus ponctuels. Un classement 2018 en demi-teinte pour les Outre-mer.
 

Pauline Rouquette
Publié le , mis à jour le

Selon cette étude, publiée par le site dédié au droit des passagers aériens Flightright, plus d’un Français sur deux entreprend désormais des démarches en cas de problème afin d’être indemnisé. Un sur deux également obtient gain de cause, en moyenne, et se trouve être dédommagé. Un spécialiste juridique estime à 562 millions d’euros le montant des indemnités qui seraient dues aux passagers en 2018, contre 553 en 2017, avec des indemnités de 250 euros en moyenne.
 

Indemnités voyageurs : qui joue le jeu ?

Parmi les compagnies aériennes recevant de la part de Flightright des demandes de paiement au nom des passagers, certaines compagnies sont plus enclines à coopérer que d'autres. Air France et la Norwegian (qui relie les Antilles aux Etats-Unis et au Canada) sont parmi les premières de la classe et réagissent aux demandes dans les délais légaux. Avec une mention "passable" accordée par le site, Corsair fait partie de ces compagnies qui "tentent des combines pour ne pas rembourser".
 

Celles qui préfèrent aller au tribunal

En queue de peloton, Air Caraïbes et Air Austral sont, quant à elles, pointées du doigt pour refuser les paiements à l'amiable et se voient ainsi coiffées du bonnet d'âne par Flightright qui qualifie leur service de "très insuffisant".
Dans ces cas-là, fait en sorte que les passagers soient indemnisés "en menant des cas jusqu'aux tribunaux".
 

Pointe-à-Pitre, champion de la ponctualité

Le rapport 2018 fait également ressortir une information importante concernant les aéroports français les plus ponctuels.
Ici, un aéroport ultramarin se distingue par son exemplarité : l'aéroport Pôle-Caraïbes de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) avec seulement 0,5% de vols annulés (par comparaison, le plus mauvais élève, l'aéroport de Metz-Nancy, bat tous les records avec ses 4,3% d'annulations).
La ponctualité du transport aérien peut-être influencée par de nombreux facteurs parmi lesquels les limites de capacité, les conditions météorologiques, les changements de créneaux horaires, la sécurité aéroportuaire ou encore les problèmes de manutention des bagages.