C'est un revirement de situation. Les pêcheurs de l'archipel qui devaient impérativement débarquer le concombre de mer à l'usine de Saint-Pierre pour permettre un traitement et une transformation de la ressource sur le territoire, sont donc désormais autorisés à livrer à Terre-Neuve.

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Pour cela, ils devront respecter certaines conditions. Au total, les débarques au Canada ne devront pas dépasser les 290 tonnes d'holothuries et il y a des quotas mensuels à respecter : 

- 90 tonnes en août
- 100 tonnes en septembre
- 100 tonnes en octobre

Ces livraisons dérogatoires à Terre-Neuve ne devront pas se faire au détriment des débarques à Saint-Pierre. En effet si les volumes à traiter par l'usine locale sont trop faible, faute d'apports suffisants par les pêcheurs locaux, alors les livraisons au Canada seront revues à la baisse. 

Voyez ce reportage de Guillaumes Desmalles et Marie Boscher. 
La livraison de concombres de mer à Terre-Neuve autorisée mais sous certaines conditions

Une saison de pêche mal engagée

À la mi-saison, seulement 400 tonnes sur les 1400 allouées aux pêcheurs de l'archipel ont été capturées.

Pour éviter que la ressource ne reste à l'eau mais aussi parce que l'usine locale ne sera pas en mesure de traiter l'intégralité des concombres de mer d'ici fin octobre prochain, le préfet Thierry Devimeux a donc décidé d'autoriser les pêcheurs locaux à livrer une partie de leurs captures à Fogo.
Gregory Lecru, secrétaire Général de la préfecture de Saint-Pierre et Miquelon