Gestion des déchets à Saint-Pierre et Miquelon : une initiative citoyenne et après ?

Caillou tout prop'
© Groupe public facebbok "Caillou tout prop'"

Après le passage de la dernière tempête, des citoyens se sont rassemblés à Saint-Pierre pour ramasser des milliers de détritus charriés par la mer. Une initiative qui relance le débat sur la gestion des déchets. Élus, ménages, entreprises, tout le monde joue-t-il le jeu ?

Mathias Raynaud
Publié le , mis à jour le

Le coup de gueule après le coup de vent

Armés de sacs poubelles, des habitants de Saint-Pierre et Miquelon ont répondu ce dimanche 3 décembre à l'appel d'un groupe créé sur les réseaux sociaux pour nettoyer les rivages souillés par la dernière tempête.

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En quelques heures, une quarantaine de bénévoles ont ainsi récolté 257 sacs poubelles autour de l'anse à l'allumette. Retrouvez ci-dessous le reportage d'Isabelle Thomelin et Guillaume Desmalles
Pour un "caillou tout prop"

Et de nouvelles actions sont déjà programmées pour aller plus loin. Sur Facebook, le groupe public Caillou tout prop compte déjà près de 500 membres et il propose une nouvelle opération de ramassage citoyen ce samedi 8 décembre, tout en demandant à la mairie quels moyens humains et matériels celle-ci peut mettre en oeuvre pour épauler cette initiative.  
Nouvelle action
© Groupe public "Caillou tout prop'" sur facebook


Comment expliquer une telle pollution ?

Au-delà de cet engagement, on notera sur les réseaux sociaux de nombreuses réactions qui font état du ras-de-bol d'une partie de la population sur le dossier de la gestion des déchets, à commencer par le brûlage pratiqué à ciel ouvert en bord de mer.

Depuis que la mairie de Saint-Pierre avance seule sur cette question, de nombreux progrès sont tout de même à souligner en terme de tri, comme la quantité de déchets ménagers qui a été divisée par quatre en quatre ans.

Néanmoins, de nombreuses questions demeurent, notamment sur la quantité de détritus brûlés alors que certains auraient leur place dans les filières de recyclage.

Dès lors, comment expliquer que le littoral ait pu faire les frais du dernier coup de vent dans ces proportions ? Éléments de réponse ci-dessous avec le reportage de Delphine Jeanneau et Jérôme Anger.
Après la tempête, le temps du constat