Érosion du littoral : surveillance accrue pour le goulet du Grand Etang de Miquelon

Goulet Miquelon érosion
© DJ SPM1ère | Parmi les endroits qui suscitent l'inquiétude des autorités, le goulet du Grand Etang à Miquelon

Initialement prévue le 13 janvier, la réunion entre la Dtam et les élus de Miquelon a eu lieu ce jeudi 19 janvier. Objectif : apporter des éclaircissements pour mieux comprendre le phénomène d'érosion et aborder le cas du goulet du Grand Etang de Miquelon qui suscite de nombreuses inquiétudes. 

Delphine Jeanneau
Publié le , mis à jour le

Des responsables et des techniciens de la Dtam, la direction des territoires, de l'alimentation et de la mer, ainsi que deux élus de la commune de Miquelon se sont réunis ce jeudi matin pour parler de l'érosion sur la grande île. Un phénomène qui inquiète de plus en plus. Ce point d'information initialement prévu en fin de semaine dernière avait été reporté à aujourd'hui, certaines personnes n'ayant pu se rendre à Miquelon en raison des mauvaises conditions météo. 

Documents

Principal point évoqué, le cas du goulet du Grand Etang de Miquelon. "Il y a quelques inondations de temps en temps (c'était le cas lors de la tempête de décembre dernier ndlr), notamment du côté du pont du goulet. On voudrait comprendre pourquoi, suivre les évolutions et faire le nécessaire pour que cela ne se reproduise pas", explique Danièle Gaspard, 1ère adjointe au maire. Pour apporter des éclaircissements sur la situation, la Dtam a présenté des photos datant des années 50 et d'autres clichés pris récemment. Des études de l'Ifremer, du BRGM, bureau de recherches géologiques et minières, réalisées l'année dernière mais aussi des relevés topographiques effectués par les agents de la Dtam ont aussi été utilisés. Des documents qui permettent de voir l'évolution du trait de côte. 

Constats

Le goulet du Grand Etang est un secteur particulièrement dynamique. "A certains endroits, il y a un engraissement de galets, à d'autres, une disparition, avec des fréquences très rapides", constate Jean Placines, directeur adjoint de la Dtam. Néanmoins il y a un phénomène général constaté : "Sur la partie sud [du goulet], une perte de matériaux qui se réengraissent sur la partie Sud du port de Miquelon".

Surveillance accrue

La Dtam attend d'autres données. Des relevés qui ont été pris par avion en septembre dernier par l'IGN, l'institut national de l'information géographique et forestière. "Ils devraient être livrés le mois prochain. Ce sont des données topographiques très précises qui vont nous permettre de mieux comprendre la topographie du territoire et la pénétration de l'eau dans ce secteur", ajoute Jean Placines. "C'est un secteur à surveiller de très près. On va probablement installer des repères qui vont nous permettre de mieux voir l'élévation de l'eau et la pénétration de l'eau lorsqu'il y a des tempêtes". Une prochaine réunion avec les élus est prévue au mois de mai. La Dtam devrait être en mesure de proposer des modalités techniques pour protéger, si nécessaire, les infrastuctures les plus exposées. 

Le reportage à Miquelon d'Erwann Schiex et Alain Rebmann :