L'enquête qui a porté sur 2.751 logements, soit 1.707 ménages et plus de 2.500 personnes, montre que "221 personnes sont logées dans des conditions identifiées comme impropres à l'habitation", indique le rapport notant des infiltrations d'eau ou des absences de sanitaires ou d'eau.
           
Durant quatre semaines, cinq enquêteurs-architectes ont sillonné tous les quartiers de Saint-Martin afin de réaliser cette étude financée par l'Etat à hauteur de 100.000 euros. "L'objectif était d'identifier les bâtiments et évaluer comment mettre beaucoup de personnes à l'abri avec peu de travaux de reconstruction", a indiqué Fréderic Mortier, le délégué territorial de la délégation interministérielle pour la reconstruction de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
           

"Urgence"

Magali Moulin, une des architectes qui a présenté le diagnostic aux élus de la Collectivité, a estimé qu'il y avait "urgence". L'enquête montre des conditions de vie encore extrêmement difficiles pour certaines familles, a-t-elle pointé.
           
Le rapport met en lumière des toitures avec des tôles qui sont retenues par des parpaings, des tôles de récupération reclouées utilisées et faisant apparaître des trous. Selon l'étude, 22% des bâtis à démolir, 20% impliquent d'importants travaux et 26% des petits travaux. Tous les éléments de l'enquête ont été transmis à la Collectivité.  Elle alimentera sa réflexion sur l'urbanisme et le plan de prévention des risques naturels.