Piton de la Fournaise: éruption stable et 11 séismes enregistrés par l'observatoire de la Plaine des Cafres

Volcan 2018
© Réunion la 1ère

Une semaine après son réveil, l'éruption du Piton de la Fournaise se poursuit et reste stable selon le bulletin du soir publié ce lundi 25 février par l'observatoire volcanologique de la Plaine des Cafres

E.A. Publié le , mis à jour le

L’activité éruptive qui a repris le 19 février 2019 au Piton de la Fournaise aux alentours de 19h10 se poursuit. Malgré quelques fluctuations, l’intensité du trémor éruptif (indicateur de l’intensité de l’éruption) reste relativement constante. 

Sur les dernières 36 heures, 11 séismes volcano-tectoniques superficiels sommitaux (au dessus du niveau de la mer) ont été enregistrés. Après une déflation de l’édifice liée au transfert de magma qui s’est produit le 18 février dernier, les déformations de la zone sommitale ne montrent pas de signaux particuliers. Les concentrations en CO2 dans le sol en champ proche (secteur gîte du volcan) restent élevées. Enfin, sur les dernières 36 heures, les débits de surface estimés à partir des données satellites, via la plateforme HOTVOLC (OPGC - université d'Auvergne), fluctuaient entre <1 et 13 m3/s.
 

Volcan prélèvements février 2019
© Imaz Press Réunion | Aline Peltier, directrice de l'observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise et le volcanologue Nicolas Villeneuve mercredi dernier sur le site de la coulée du 19 février
Cela fait une semaine que le Piton de La Fournaise est entré en éruption. C'était lundi dernier. Mais pour cette première éruption de l'année, l'activité n'aura duré qu'une dizaine d'heures pour reprendre le lendemain soir. L'éruption en cours se situe à 1800 mètres d’altitude mais les coulées sont visibles de la RN2 et attirent des centaines de randonneurs et d'amateurs de grand spectacle. Le magma en fusion s'échappe de la faille située au pied du piton Madoré de juin 2011. Une seule fissure éruptive a été observée pour l'instant. Visuellement l'éruption du 19 février est plus impressionnante que celle de lundi. 
  Il est toujours de difficile de dire combien de temps va durer cette première (ou deuxième) éruption de l'année. Les scientifiques ne savent pas si la reprise du 19 février est liée directement au réveil de lundi dernier.