Les surveillants de prison durcissent le ton

Prison de Saint-Pierre
© Réunion 1ère

Après un débrayage d’une heure lundi dernier, les surveillants de prison bloquent cette fois la prison de Saint-Pierre pour toute la journée. 3 jours d’action sont prévus à La Réunion en relai à la mobilisation nationale.

Lise Hourdel
Publié le , mis à jour le

Les syndicats de surveillants de prison se mobilisent à nouveau ce lundi. Après des débrayages d’une heure la semaine passée, cette fois ils ont appelé au « blocage total » des établissements de toute la France. Ils protestent ainsi contre les agressions de gardiens répétées, qui se sont d’ailleurs renforcées cette dernière semaine, d’où la montée d’un cran de leur mobilisation.

A cela s’ajoute l’échec du projet d’accord négocié avec le gouvernement. Un accord jugé loin des attentes du personnel, qui prévoit la création de 1 100 postes sur 4 ans notamment. Insuffisant répondent les syndicats. Selon L’UFAP-UNSA, cela couvrirait à peine le nombre de départs en retraite. Ils estiment ne pas avoir été écoutés quant aux mesures de sécurisation également, et au régime de détention spécifique pour les « détenus terroristes et radicalisés ». Depuis 20 ans, ils réclament en effet des établissements à taille humaine.

Les surveillants de prison de La Réunion ne sont pas épargnés. Ils subissent eux aussi des agressions et les mauvaises conditions de travail. Une mobilisation de 3 jours a ainsi été décidée. D’abord ce lundi à la prison de Saint-Pierre, puis mardi à celle du Port et enfin mercredi au centre pénitentiaire de Domenjod.

Le reportage à Saint-Pierre de Jacques Payet.