Saint-Leu : un requin bouledogue de 2,3 m prélevé dans la nuit

spot de la tortue à Saint-Leu 110519
© Réunion la 1ère | Spot de "La Tortue" à Saint-Leu

Suite à l'attaque mortelle de requin qui s'est produite jeudi 9 mai à Saint-Leu, le dispositif post-attaque a été déclenché par la préfecture. 5 palangres ont été déployées hier, vendredi 10 mai, à proximité du lieu de l'attaque. Un squale de 2,3 mètres a été prélevé dans la nuit.

Lise Hourdel
Publié le , mis à jour le

Dans la nuit de ce vendredi 10 au Samedi 11 mai, un requin bouledogue mâle de 2,3 mètres a été prélevé. Le dispositif "post-attaque" a été déclenché à la suite de l'attaque de requin qui a coûté la vie à un surfeur de 28 ans, Kim Mahbouli, à Saint-Leu, jeudi 9 mai. 
 

Dispositif post-attaque

En effet, après chaque attaque, le prélèvement de requins est autorisé de manière préventive pendant 72 heures dans une zone ciblée. Le dispositif a ainsi été mis en place hier, vendredi 10 mai, et non le soir-même de l'attaque du fait des mauvaises conditions de mer. Ainsi, 5 palangres verticales ont été déployées aux alentours de "La Gauche" de Saint-Leu et du spot de "La Tortue". 

Un premier prélèvement dans la nuit

Le dispositif d'alerte de capture dont sont munies les palangres s'est finalement activé dans la nuit de vendredi à samedi. Un requin bouledogue mâle de 2,3 mètres a ainsi pu être prélevé.

Le reportage de Jean-Marc Seguin.

La durée du dispositif post-attaque étant de 72 heures, les palangres ont été redéployées ce samedi matin. Les opérations de prélèvement dureront jusqu'à demain, dimanche 12 mai, en fin de journée. 
 
 

Les circonstances de l'attaque communiquées lundi 13 mai

Une enquête a été ouverte suite à l'attaque qui s'est produite jeudi 9 mai. Elle doit permettre de comprendre avec plus de précisions les circonstances du drame. Des circonstances qui seront communiquées ce lundi 13 mai. 

Ce que l'on sait pour le moment, c'est que le lieu de l'attaque, le spot de surf de "La Gauche", se situe dans la zone couverte par le tout nouveau dispositif de détection, le sonar Seapix, installé à la fin du mois d'avril. Encore en phase de test, le système, qui doit permettre de détecter la présence de squale dans une zone définie, n'était pas activé le jour de l'attaque. 

C’est ce qu’a affirmé hier, vendredi 10 mai, le CRA, le Centre de ressource et d’Appui pour la réduction du risque requin, à Réunion la 1ère.