Plan prison : FO-Pénitentiaire "très sceptique"

Vincent Pardoux secrétaire du syndicat FO-Pénitentiaire à La Réunion.
© PHILIPPE DORNIER | Vincent Pardoux, secrétaire du syndicat FO-Pénitentiaire à La Réunion.

Le gouvernement dévoile ce mercredi ses mesures pour lutter contre la surpopulation carcérale. Le syndicat FO-Pénitentiaire redoute "un plan au rabais", par la voix de son secrétaire Vincent Pardoux, invité de la matinale sur Réunion La 1ère radio.

PHILIPPE DORNIER Publié le , mis à jour le

Trois prisons à La Réunion, trois réalités différentes : "Sur St-Pierre, il y a clairement une surpopulation. Au Port et à St-Denis, nous arrivons à 100% d’encombrement", détaille Vincent Pardoux. L’enjeu est important : « A 3-4 dans 9m², c’est de la survie, pas de la vie."
 
Le plan prison va-t-il améliorer la situation ? "On est très sceptique", avoue le syndicaliste, faisant allusion au manque de moyens pour les alternatives à l’incarcération. "Sur Domenjod, il y a deux agents affectés pour poser des bracelets électroniques. Il va falloir en affecter d’autres si on veut mettre en place ce type de mesure".
 


 

Des armes dans les cellules

Vincent Pardoux rappelle le "mouvement social sans précédent dans les prisons françaises, avec un blocage total, en janvier 2018. Neuf mois après, le constat est accablant. Rien n’a changé : agressions quotidiennes, vidéos de détenus sur les réseaux sociaux".
 
Les inquiétudes portent aussi sur les colis lancés de l’extérieur, contenant drogue, alcool et smartphones. Selon FO-Pénitentiaire, deux armes ont été découvertes lors de la fouille de quinze cellules au centre de détention du Port, la semaine dernière.
 

Recrutement difficile

Un contexte qui complique les recrutements. Seuls 150 des 500 candidats se sont présentés aux derniers écrits du concours de surveillant à la Réunion. "On a un métier qui n’est pas attrayant", se désole Vincent Pardoux.