L'ONU octroie 20 millions de dollars après le passage d'Idai

Camp de réfugié au Mozambique mars 2019
© PAM

Le fond central d'intervention d'urgence des Nations Unies vient de débloquer 20 millions de dollars pour répondre aux besoins du Mozambique, du Zimbabwe et du Malawi après le passage du cyclone Idai, le 11 mars 2019. Quinze jours après, l'urgence reste aux secours. Le bilan est impossible.

Fabrice Floch
Publié le , mis à jour le

Des équipes des Nations Unies sont sur le terrain. Elles renforcent, depuis une semaine, les moyens humains déployés par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge. Le responsable de la délégation des secours de l'ONU a annoncé que 20 millions de dollars venaient d'être débloqués par le fond d'urgence de l'organisation internationale, mais cette somme ne suffira pas tant les dégâts sont considérables comme le précise news.un.org.
 

Un bilan est impossible à établir 

Les sinistrés Mozambicains
© Indian Ocean Network News
Des camps de réfugiés ont été installés aux abords des villes. Ils permettent d'accueillir les sinistrés qui errent à travers la campagne, perdus, sans destination. La ville de Beira au Mozambique est dévastée, mais l'ensemble du pays a été noyé par les pluies diluviennes, au Zimbabwe et au Malawi, les rivières en crues ont emporté des villages. Les bilans dans ces trois pays sont impossibles à effectuer, pour l'instant. On compte, 15 jours après le drame, plus de disparus que de personnes officiellement décédées.
 

Les routes rouvrent une à une

L'eau stagne sur le sol Idai mars 2019
© PAM | L'eau stagne sur le sol des villes et villages inondés

Après avoir offert quelques abris aux sinistrés les plus fragiles, les secouristes s'inquiètent des conséquences des inondations et des risques d'épidémie qu'elles entraînent. L'eau croupie est un gîte larvaire parfait pour les moustiques. "Le risque d'explosion du nombre de personnes victimes de paludisme, de choléra ou de typhus est très élevé", explique Elhadj As Sy chef de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICP). 
La première bonne nouvelle vient des routes. La ville de Buzi, l'une des plus affectée par les intempéries est à nouveau accessible écrit africain.info.