Assises : le ti père du bébé martyr condamné à 10 ans de réclusion criminelle

20170526 Assises
© Nathalie Rougeau

Ben Abdou, le ti père d’un bébé martyr de 23 mois, décédé en décembre 2016, a été condamné ce mardi à dix ans de réclusion criminelle par la cour d'Assises de Saint-Denis. L’avocat général avait requis 10 ans de réclusion criminelle ce matin. 

LP / Rahabia Issa Publié le , mis à jour le

Le verdict est tombé vers 13h30 dans ce procès sur fond de misère sociale. Ce mardi 29 janvier, Ben Abdou a été condamné à dix ans de réclusion criminelle par la cour d'Assises de Saint-Denis pour violences sur mineur de moins de 15 ans ayant entraîné la mort sans intention de la donner. 

Cet homme âgé de 20 ans au moment des faits était jugé pour avoir fait subir des violences au bébé de sa concubine. Ce matin, l’avocat général avait requis dix ans de réclusion criminelle à l’encontre de Ben Abdou.
 

Traumatisme crânien 

Le 29 novembre 2016 à Saint-Louis, Djaarbir un bébé âgé de 23 mois est hospitalisé dans un état critique. L’enfant présente les signes du bébé secoué, il décèdera cinq jours plus tard. Le petit serait décédé des suites d'un traumatisme crânien après un secouement violent. Ce 29 novembre, l'accusé était en charge de garder l'enfant en l'absence de la mère. Après avoir dans un premier temps avoué les faits, Ben Abdou s'est rétracté. Il nie avoir violenté le petit garçon et conteste avoir serrer son cou. Le jeune homme expliquait que l'enfant était tombé du canapé alors qu'il lui préparait son biberon.
 

Non coupable

Durant la première journée d’audiences hier, l’accusé est apparu dépassé par les responsabilité d’un beau père. Dès son arrivée à la barre, il a déclaré ne pas être coupable. "Je n'ai pas secoué cet enfant, je n'ai jamais violenté Djaarbir", n'a cessé de répéter l'accusé.
 

Immaturité 

Durant cette première journée, il a été question du jeune âge de l'accusé, de son immaturité. L'expert psychiatre a décrie "les difficultés du couple avec trois enfants". Durant ce procès, le contexte violent dans lequel l’enfant et ses sœurs et frères vivaient depuis 2015, avant que la mère ne le rencontre, a aussi été évoqué. Un environnement hostile, violent, un appartement insalubre ont été décrits. Des éléments ont permis aux jurés de comprendre les antécédents de cette famille qui était suivie par les services sociaux. 

Le Saint-Louisien encourait trente ans de réclusion criminelle.

Retour sur la première journée de procès avec Rahabia Issa et Alexandra Pech :