La Réunion : 10 nouveaux cas de dengue identifiés en quinze jours

Moustique
© Réunion 1ère (Mercedes Chillon)

L’épidémie de dengue se cantone aux communes de Saint-Leu, Saint-Louis et Saint-Joseph. Un nouveau cas vient d’être signalé au Tampon dans un secteur isolé. L’agence de Santé de l’Océan Indien (ARS OI) reste vigilante et rappelle quelques consignes sanitaires.

ARS OI et Fabrice Floch Publié le , mis à jour le

Au cours des deux dernières semaines (soit du14 au 27 mars), 10 nouveaux cas autochtones de dengue ont été identifiés à la Réunion. Depuis début février, une circulation active du virus se maintient dans l’île, avec 5 à 10 cas autochtones signalés par semaine . Au total, 53 cas autochtones ont été identifiés depuis la mise en évidence d’une circulation virale sur  l’île fin 2015. Quatre cas importés ont également été rapportés en provenance de Malaisie, du Nicaragua, de Bali et de Thaïlande.

Un cas au Tampon
 
Le virus de la dengue continue à circuler de façon modérée dans les trois foyers de transmission précé-demment identifiés sur les communes de Saint-Joseph, Saint-Leu
et Saint-Louis. Par ailleurs, une circulation débutante du virus vient d’être mise en évidence sur la commune du Tampon, mais semble pour le moment limitée à un secteur géographique très restreint. En revanche, aucune circulation du virus n’est actuellement mise en évidence dans le Nord ou dans l’Est de l’île.
 
Une dengue autochtone 
 
Au total,19 typages ont pu être réalisés chez des patients issus des différents foyers de circulation identifiés. Seul le sérotype DENV1 a été retrouvé, suggérant que ces différents épisodes seraient liés entre eux plutôt qu’à de nouvelles introductions du virus sur le territoire. La moitié des cas autochtones (n=26/53) sont des femmes. Les patients ont 36 ans en moyenne (étendue : 3-72 ans). La majorité (79%) sont des adultes mais dix infections ont également été mises en évidence chez des enfants de moins de 15 ans. 
 
Les conseils de l’ARS
 
Prescrire sur ordonnance, une confirmation biologique chikungunya et dengue :
  • dans les 4 premiers jours après la date de début des signes (DDS) : RT-PCR uniquement, entre 5 et 7 jours après la DDS : RT-PCR et sérologie (IgM et IgG),
plus de 7 jours après la DDS : 
  • sérologie uniquement (IgM et IgG), à renouveler à 15 jours d’intervalle minimum dans le même laboratoire si le premier résultat est positif.
Rechercher d’éventuels signes d’alertes. La prévention permet de sensibiliser le patient afin en cas d’apparition de maux de symptômes, de traiter les douleurs et la fièvre par du paracétamol (l’aspirine, l’ibuprofène et autres AINS ne doivent en aucun cas être utilisés).
 
 
 
 
 

Recommandation à la population

Lutter contre le vecteur de la maladie. Il n’existe pas de vaccin contre la dengue et le chikungunya, la lutte contre ces maladies passe donc par l'élimination de son vecteur Aedes albopictus. Le moyen le plus efficace pour combattre ce moustique est supprimer ses lieux de ponte (eau stagnante : soucoupes, petits récipients, déchets, réservoirs, vases, pneus, etc.)
Se protéger des piqûres par le port de vêtements longs, l’utilisation de répulsifs, de serpentins et de moustiquaires.
Consulter son médecin en cas de symptômes (fièvre, courbatures, maux de tête, douleurs articulaires, douleur derrière les yeux, diarrhée, vomissements, perte totale d’appétit, fatigue intense), en lui précisant le pays visité en cas de voyage récent.

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