Justice : Paul Caro est mis en examen et placé sous contrôle judiciaire

Paul Caro, élu de la CCIR et promoteur immobilier
© Capture d'écran YouTube

Paul Caro a été mis en examen pour extorsion de fonds et placé sous contrôle judiciaire ce samedi soir. Il ressort donc libre du tribunal mais les investigation vont se poursuivre. Interpellé alors qu'il se faisait remettre une somme d'argent, il avait été placé en garde à vue jeudi dernier.

LH avec Nathalie Rougeau Publié le , mis à jour le

En début de soirée de ce samedi 6 juillet, le juge d'instruction a décidé de mettre en examen Paul Caro pour extorsion de fonds. L'homme a été placé sous contrôle judiciaire, avec pour restriction de ne pas se rendre sur le territoire de Saint-Gilles. Il est donc ressorti libre du tribunal de Champ Fleuri où il était déféré depuis l'après-midi. Les investigations vont maintenant se poursuivre sous la direction d'un juge d'instruction.

Au cours de sa garde à vue, Paul Caro a nié les faits qui lui sont reprochés. Il parle de " complot " et de " machination ", et s'est montré peu coopératif, selon nos informations. Lors de son déferrement, son avocat Me Alex Vardin évoquait des arrangements qui existent depuis des anénes, des compléments de loyer non-officiels mais qui arrangent tout le monde, locataires et propriétaire. Pas de menaces, ni d'obligation assure-t-il. Selon l'avocat, des commerçants auraient voulus piéger le promoteur immobilier.
 

Extorsion de fonds

Paul Caro, propriétaire de nombreux appartements et commerces, a été interpellé le jeudi 4 juillet en fin d'après-midi alors qu’il se faisait remettre une somme d’argent en liquide par un commerçant devant la Poste de Saint-Gilles-les-Bains, et placé en garde à vue. Il aurait détourné plusieurs millions d’euros.
 

 

Depuis, Paul Caro a été auditionné par les enquêteurs. Son épouse l’a également été, ainsi que des commerçants. On lui reproche en effet d’avoir racketté des commerçants à qui il louait des locaux au Roches Noires.

En plus d’un gros loyer, la dizaine de professionnels devait s’acquitter de fortes sommes en liquide, sinon leur bail n’aurait pas été renouvelé. Paul Caro est soupçonné d’avoir eu recours à 3 nervis pour effectuer des représailles sur deux commerçants récalcitrants. Changement de serrure, dégradations et agressions physiques lui sont ainsi reprochés.