Dengue : 1 217 cas confirmés entre le 29 avril et le 5 mai

Dengue moustiques

1 217 cas confirmés du 29 avril au 5 mai contre 1 322 la semaine précédente, les chiffres semblent légèrement diminuer. L'épidémie de dengue reste forte et concerne toujours l'ensemble de l'île. Si le Sud reste un foyer persistant, le nombre de contaminations dans l'Ouest et le Nord est en hausse.

Lise Hourdel
Publié le , mis à jour le

1 217 cas confirmés en une semaine, les chiffres de la dengue restent préoccupants. S'ils semblent légèrement baisser, ils traduisent une circulation toujours très active du virus. L'ensemble de l'île est désormais concernée.
 

Des foyers émergents dans l'Ouest et le Nord

Les foyers historiques situés dans le Sud, à l'Etang-Salé, Les Avirons, Saint-Joseph, Petite-Ile ou encore Saint-Louis, restent particulièrement actifs, cependant on constate une augmentation notable du nombre de cas dans l'Ouest et le Nord de l'île.

Différents foyers émergents ont pu être identifiés notamment dans l'Ouest à Saint-Paul dans les secteurs de Bois-de-Nèfles, Saint-Gilles-les-Bains et Saint-Gilles-les-Hauts, ainsi qu'à La Possession. Le Nord n'est pas épargné, Saint-Denis, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne dénombrent de nouvelles zones de circulation. 

Enfin, des foyers émergents ont également été identifiés dans l'Est à Saint-André et Saint-Benoît, ainsi que dans le Sud à l'Entre-Deux, au Tampon et Saint-Philippe.
 
Dengue carte semaine 29 avril au 5 mai 2019
© ARS OI

 

10 000 cas confirmés, mais 30 000 suspectés

Depuis le début de l'épidémie en 2018, déjà 17 000 cas autochtones ont été confirmés, 10 000 depuis le 1er janvier 2019. Seuls les cas ayant fait l'objet d'une analyse biologique ont été recensés, mais on estime que près de 30 000 personnes auraient présenté des symptômes de la maladie et consulté un médecin, depuis le début de l'année. Elles seraient 56 000 depuis le début de l'épidémie, annonce l'ARS.

La maladie peut avoir des conséquences graves, de l'hospitalisation, 497 depuis le début de l'épidémie, au décès, 14 dont 7 directement liés à la dengue.
 

Se protéger et protéger son entourage

Pour limiter la propagation de l'épidémie, les autorités rappellent cette semaine encore les bons gestes pour lutter contre la dengue. en cette période de vacances scolaires, les déplacements sont nombreux, ainsi les risques augmentent. Les personnes souffrant de la dengue doivent particulièrement se protéger des piqûres de moustiques.
 
  1. Geste n°1 : « Je me protège des piqûres de moustique »
Les moyens les plus efficaces pour se protéger des piqûres de moustique sont d’appliquer des répulsifs cutanés et d’utiliser des moustiquaires pour les bébés et les personnes alitées. Le moustique porteur de la dengue est actif le jour, principalement le matin et le soir.
 
  1. Geste n°2 : « J’élimine l’eau stagnante »
Les moustiques se multiplient en pondant leurs oeufs dans les récipients et objets contenant de l’eau. Pour lutter contre la prolifération des moustiques, il faut supprimer ces gîtes larvaires ou les vider chaque semaine.
 
  1. Geste n°3 : « Je consulte un médecin en cas de symptômes »
Les symptômes qui doivent conduire à consulter son médecin sont :
  • une forte fièvre
  • des maux de tête
  • des douleurs musculaires et/ou articulaires
  • une sensation de grande fatigue.
Le médecin pourra établir un diagnostic rapide et s’assurer d’une prise en charge adaptée pour limiter les formes graves.


 

DÉPÔTS SAUVAGES, une véritable problématique sanitaire

Le nombre de dépôts de sauvage ne cessent d’augmenter sur l’île. Ceux-ci, constituant des gîtes larvaires, contribuent à la prolifération du moustique. Il appartient à chacun d’attendre les jours d’enlèvement des encombrants pour entreposer ceux-ci dans la rue, ou bien de les amener directement à la déchetterie.

Pour signaler un dépôt sauvage, vous pouvez contacter votre commune. Celle-ci prendra directement note de ce signalement ou vous indiquera vers qui vous adresser.

Pour rappel : les pollueurs risquent entre 35 euros à 1 500 euros d’amende en fonction du type d’infraction. Ces dernières sont divisées en classe et peuvent être majorées. Le montant le plus faible correspond classiquement au non-respect du jour de collecte, tandis que la somme plus élevée sanctionne l’abandon d’une épave de voiture ou le dépôt d’ordures transportées par un véhicule.