Danièle Gaudieux : « on voit mal une victime de viol faire une demande en ligne »

Danièle Gaudieux, invité de la matinale
© Philippe Dornier | Danièle Gaudieux

A quelques heures de la présentation en conseil des ministres de la réforme de la justice, la directrice de l’ARAJUFA (Association Réunionnaise pour l'Aide Juridique aux Familles et aux victimes) était l’invitée de la matinale sur La 1ère. Les 3 moments à retenir. 

Philippe Dornier Publié le , mis à jour le

Le texte envisage des dépôts de plainte sur internet, « une étape difficile pour une victime », selon Danièle Gaudieux. « Aujourd’hui, on reçoit la victime. Elle a besoin d’être entendue, soutenue, accompagnée, juridiquement et psychologiquement. »


Beaucoup de questions sur la plateforme numérique

Deux, notamment : « le justiciable sera-t-il obligé de saisir la justice » par ce biais-là ? Et « est-ce qu’on va l’informer de tous ses droits ? ».

« On constate la lenteur de la justice »

Confirmant le besoin d’accélérer les procédures, la directrice de l’ARAJUFA observe que « le suivi des justiciables peut durer au minimum un an et demi. Il n’y a pas de délai fixe. »

« Une perte de proximité de la justice »

Danièle Gaudieux s’inquiète de l’éventuelle suppression des tribunaux d’instance. L’ARAJUFA propose des permanences dans les écarts, « les gens nous disent : ‘‘Madame, ma va attende kan ou va reveni la prochaine fois…’’ Preuve de leur attachement à un même interlocuteur.