Le collectif "NON à l’Incinérateur" se mobilise

Le Grand Débat : les déchets à La Réunion

Le collectif citoyen "Non à l’incinérateur" se mobilise contre le projet d’unité de valorisation énergétique qui doit voir le jour dans le Sud. Le contrat pour cette usine, qui doit traiter les déchets, est passé depuis la fin décembre.
 

LH / Sophie Person Publié le

Le syndicat mixte de traitement des déchets pour les territoires du TCO, CASUD et CIVIS, a signé l’attribution d’un marché public avec la Société CNIM. Un projet à 374 millions d’euros.
 

Les opposants se fédèrent


Un collectif, baptisé "Non à l’incinérateur", pour s’y opposer est né. On y trouve des politiques de La République En Marche, de la Droite Constructive, Génération Ecologie ou encore Réagir, Agir pour la Réunion. Il compte aussi parmi ses membres le footballeur Didier Agathe et le peintre Richard Riani.

Le collectif estime ainsi que pour une telle somme, il faudrait un débat citoyen. Le responsable de Réagir, Agir pour La Réunion, Emmanuel Doulouma, dénonce les interrogations qui pèsent sur le prix de revente de l’électricité qui sera produite par l’incinérateur. Le prix n’a toujours pas été fixé par la Commission de régulation de l’énergie, explique-t-il.
 

Plusieurs aspects du dossier interrogent


Le collectif s’inquiète également des CSR, les Combustibles Solides de Récupération, composés essentiellement de bois, de tissus, de plastique ou encore de carton. Or à La Réunion, la filière relative au traitement des cartons n’existe pas. Il faut les envoyer en métropole.

Tous ne veulent pas que les déchets soient brûlés dans cette usine qui doit sortir de terre d’ici 2022.
 

" Les administrés des 3 intercommunalités du Sud et Ouest devront débourser environ 374 millions d’euros pour s’assurer qu’une grosse partie de leurs ordures
ménagères soient brulées, avec toutes les conséquences connues et inconnues sur notre santé, notre environnement, les finances locales et la société réunionnaise ", estiment-ils.


Selon Laurent Bridier de Génération Ecologie, mieux vaut investir dans des ressourceries, c’est-à-dire dans le développement durable et l’économie circulaire, qui créeront 6 fois plus d’emplois que l’incinérateur.


Le reportage de Sophie Person.

Reportage : le collectif "NON à l'incinérateur" se mobilise