Baleines à bosse : nouvelle année exceptionnelle pour La Réunion

Baleine à bosse La Réunion
© Réunion la 1ère

A l’heure du bilan, les amoureux des cétacés ont le sourire. Cette année encore, les baleines à bosse ont été très nombreuses au large de La Réunion. Une fréquentation qui permet aussi d’en apprendre plus sur leur migration.

 

LH / Jean-Marc Seguin Publié le

On en sait un peu plus sur les migrations hivernales des baleines à bosse. Près de 280 spécimens ont été identifiés cette année dans les eaux de La Réunion. Un chiffre exceptionnel, équivalent à celui de l’an passé, qui ravi les membres de l’association Globice.
 

Baleine à bosse La Réunion
© Réunion la 1ère
Grâce à leurs observations, mais aussi aux photos envoyées par les usagers de la mer, ils ont pu en apprendre un peu plus sur les habitudes de ces cétacés. Sur les 280 baleines identifiées, seulement 7 étaient déjà venues à La Réunion. L’immense majorité était en revanche observée pour la 1ère fois. Ainsi, selon Laurent Mouysset de l’association, ces cétacés ne sont pas fidèles à l’île, c’est-à-dire qu’ils n’y reviennent pas systématiquement.
 

La Réunion, une étape migratoire


Arrivées à La Réunion dès le mois de juin, c’est en juillet et août que les baleines à bosse sont les plus nombreuses. Cette année, elles ont même fait durer le plaisir, restant jusqu’en octobre, voire même jusqu’en novembre. Mais l’île de La Réunion n’est qu’une étape dans leur longue migration hivernale.  
 
Baleine à bosse La Réunion
© Réunion la 1ère
Du Sud vers le  Nord, elles parcourent des centaines de kilomètres. Si les eaux réunionnaises sont, pour près de la moitié d’entre elles, l’occasion d’un arrêt de quelques jours ou semaines, les autres n’y restent qu’une journée. L’île n’est en fait qu’une étape sur leur trajet migratoire, explique Laurent Mouysset de l’association Globice.
 
Baleine à bosse La Réunion
© Réunion la 1ère
Ensuite, certaines partiront vers Madagascar, d’autres vers Maurice ou Saint-Brandon. Cette fréquentation exceptionnelle ravie les passionnés, qui espère d’ailleurs la voir encore augmenter avec l’arrêt de la chasse à la baleine dans l’Antarctique.


Les précisions de Jean-Marc Seguin.