Bac de 10h à 14h : « ces horaires ne sont pas choquants » (James Huet, PEEP)

HUET PEEP

Pour la philo comme pour les autres matières, les candidats au bac planchent sur les mêmes épreuves qu’en métropole, à La Réunion. Parfois aux heures des repas. Réaction de James Huet, président de la PEEP-Réunion, la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public.

Philippe DORNIER Publié le , mis à jour le


Passer un examen au lieu de déjeuner (ou dîner), est-ce un handicap ? Invité de la matinale radio sur Réunion La 1ère, James Huet estime que « c’est plutôt une gêne pour le parent. On doit donner les mêmes chances, et éviter toute fuite. Si on veut le même bac partout, autant respecter ces critères. Donc ces horaires ne sont pas choquants pour ces jeunes.

La fameuse pression

Le conseil N°1 aux parents : « Ne pas mettre trop de pression. Ne pas dire : ‘‘t’inquiète pas, tu l’auras ton bac’’. Pendant la quinzaine, on est à l’écoute de notre enfant, on est à son service, pour faire en sorte que tout se passe bien. » Et le Mondial de foot ? « Ne pas en parler en permanence pour lui donner envie de regarder un match à 22h. » Sans oublier « une hygiène alimentaire impeccable. »

Un rituel, pas une clé

« 13% des candidats n’auront pas le bac, on ne veut pas être dans ces 13% » analyse le président de la PEEP 974, pour justifier le « stress important, parce que le bac est un rituel, qui sanctionne tout un cursus scolaire. » Pour autant, ce « n’est plus une porte d’entrée pour les études supérieures. Regardez ParcourSup, c’est les résultats de 1ère qui sont très importants. »

ParcourSup : 25% des candidats non fixés

James Huet applaudit le remplacement d’APB par ParcourSup : « Ce que nous ne voulions plus, c’est le tirage au sort, catastrophique pour nos jeunes. Evidemment, il y a un engorgement sur des filières dites sélectives. Mais plus de 70% de nos jeunes ont déjà eu un premier vœu, 20% sont en attente, et 6,5% auront des difficultés à réussir le bac. »

Favorable à la réforme de l’apprentissage

La PEEP approuve aussi cette réforme (décriée par certains) : « Il fallait revaloriser l’apprentissage, et non pas dire qu’apprenti = chômage. Non, apprenti = excellence pour l’entreprise, nous devons entendre les entrepreneurs pour savoir les besoins de demain. »