L’ARS craint une circulation de la rougeole, 30% des jeunes adultes ne sont pas bien protégés

Rougeole
© Francetvinfo

Après l’arrivée de plusieurs cas de rougeole à La Réunion ces dernières semaines, l’Agence Régionale de Santé de l’Océan Indien craint l’introduction et la diffusion de la maladie. L’ARS appelle donc à une forte vigilance.
 

Lise Hourdel
Publié le

Depuis début octobre, Madagascar connaît une épidémie importante de rougeole. La maladie circule également dans d’autres pays de la zone et quelques régions de France métropolitaine. Cette circulation du virus, notamment dans la zone Océan Indien, inquiète l’ARS.

Plusieurs cas sont arrivés dans l’île ces dernières semaines. L’agence régionale de Santé de l’Océan Indien craint donc une introduction et une diffusion à La Réunion.
 

Qu'est-ce que la rougeole ?


La rougeole est une maladie infectieuse très contagieuse, en l’absence de vaccination. Elle se transmet par voie respiratoire, lors de la toux et des éternuements notamment.

Les premiers signes apparaissent après une période d'incubation de 7 à 18 jours, pourtant ce sont les 5 premiers jours avant l'apparition des boutons que la personne malade est contagieuse. Les boutons rouges sont en effet des symptômes de la maladie, tout comme la fièvre, la toux, les yeux rouges ou encore le nez qui coule.
 
Rougeole
© ARS OI
La maladie peut entraîner des infections simples comme des laryngites ou des otite, mais peut aussi déclencher des pneumonies ou atteindre le foie ou les reins. Enfin, dans les cas les plus extrêmes, la rougeole peut causer des lésions neurologiques, voire entraîner la mort.
 

Vigilance pour les moins de 40 ans


La Réunion en est pour l’heure indemne, mais tous ceux qui ne l’ont pas déjà contracté dans leur enfance sont invités à vérifier et à mettre à jour si besoin leur vaccination auprès de leur médecin traitant. Deux injections sont nécessaires pour être protégé, or à La Réunion 30% des jeunes adultes sont vaccinés de façon incomplète, selon des études.

En revanche, une majeure partie des personnes de 40 ans et plus sont probablement protégées définitivement, indique l’ARS.