Les locataires des Lataniers seront fixés le 3 décembre

Tribunal de Champ-Fleuri
© Réunion 1ère

La décision de justice pour les locataires des Lataniers à Saint-Denis sera connue le 3 décembre. En conflit avec la SIDR, ils dénoncent l'état "déplorable" de leur résidence.

Danièle Dambreville Publié le

Le 3 décembre prochain la justice rendra sa décision concernant « l’immeuble de la honte » à Saint-Denis… 
Les locataires de la résidence des Lataniers ont entamé, en août dernier, une action en justice contre leur bailleur, la SIDR pour dénoncer l’état dégradé de leurs appartements pourtant livrés il y a à peine 2 ans. Les infiltrations rongent les murs et les plafonds. Un huissier de justice et un rapport de l’Agence régionale de santé confirment le mauvais état des logements. Jeudi matin, 19 novembre, avait donc lieu le procès qui concernait  6 dossiers sur 53 locataires.

A la demande des locataires de designer un expert judiciaire pour faire un  état des  lieux  précis. L’avocate de la SIDR  a rétorqué que cela ne semblait « pas nécessaire ».
Le bailleur a déjà réalisé un premier diagnostic qui confirme une rupture d’étanchéité au niveau des douches italiennes et des trous dans les  façades. Ces malfaçons ont été partiellement réparées d’après l’avocate
D’autre part, les assureurs de la SIRD, qui confirment les vices de l’immeuble, ont mandaté un cabinet d’expertise. Il remettra son rapport en décembre. 

Alors, "pourquoi gaspiller l’argent public ?"  plaide l’avocate. L‘expertise est déjà faite et payée et les travaux seront réalisés dans le cadre des garanties décennale et dommages ouvrage. L'argument ne surprend pas l’avocat des locataires, maître Fabrice Selly qui estime que l’expertise judiciaire révélera des mal-façons plus importantes, et donc bien plus onéreuses, pour le  bailleur.
Ce que n’accepte pas en revanche Maitre Selly c’est l’argument financier utilisé par la SIDR. Ses clients bénéficient peut-être de l’aide juridictionnelle et ont, à ce titre, ont le droit d’être bien défendu avec une expertise financée par l’argent public. Depuis des mois ils supportent des conditions de vie difficiles.
De son coté, la SIDR demande à la justice de rejeter toutes les demandes des locataires. Réponse donc programmée au 3 décembre !