Pour l’UFR le témoignage de Miss Réunion donne raison au féminisme

Miss Réunion 2014 : candidates en tenue traditionnelle mauricienne
© © Brice Wong Tze Kioon, Alain Imanatze, et Jean-Jacques Dambreville

Dans un communiqué l’UFR rappelle son opposition à ces élections qui consistent à mettre les femmes en concurrence.

Gilbert Hoair
Publié le , mis à jour le

Après le témoignage de Miss Réunion, Ingreed Mercredi dans le JT de 12h30 samedi, et la réponse d’Aziz Patel du Comité Miss Réunion dans le JT de 19h00 le même jour, c’est au tour de l’Union des Femmes de La Réunion de réagir dans un communiqué.


"Le témoignage de Miss Réunion, qui est sortie du silence pour dénoncer ce qui se passe « derrière le rideau » des élections de miss, attire notre attention.
Miss Réunion évoque la" femme objet, sans personnalité, qui doit offrir les prestations de beauté au public sans se plaindre et en aucun cas ne manquer à sa mission". Ce discours pointe du doigt les dérives des élections de miss, usines à fabriquer des "femmes objets".

L'UFR s'est toujours prononcée contre les élections de miss et leur caractère dégradant qui consiste à mettre les femmes en concurrence.
Face au « sois belle et tais-toi », nous réaffirmons que les femmes ne doivent pas être réduites à un corps et à des mensurations.
Ces concours de miss envoient un message négatif aux jeunes filles et aux femmes et entravent fortement l'image qu'elles peuvent avoir d'elles-mêmes.
Notre société doit renvoyer à une meilleure considération des femmes, des femmes qui ne seraient plus réduites à un physique.
Ces concours de miss participent à renforcer les stéréotypes qui créent les inégalités, des stéréotypes que nous devons vaincre et que nous devons dénoncer pour que les générations à venir s'inspirent de femmes qui s'affirment, qui mettent en avant leurs compétences, leurs savoirs et leur personnalité.
Nous encourageons les jeunes filles à remettre en question ce modèle de valorisation qui leur est proposé, leur impose une norme de beauté et porte atteinte à l'égalité et à l'image des femmes dans nos sociétés.
En aucun cas, une jeune femme ne devrait rompre le lien avec ses études, qui représentent la liberté et la condition de l’indépendance économique.
Etre reine de beauté, ce n'est pas l'avenir d'une femme.
                                                                                                            Pour l'UFR
                                                                                                            La Secrétaire Générale
                                                                                                            Emeline Vidot "