Deux Sainte-Mariens accusés d’avoir drogué une jeune femme pour la violer

Gendarmerie nationale
© Réunion 1ère

Deux jeunes majeurs, de 22 et 18 ans, ont été mis en examen, mercredi, pour viol en réunion et administration d’une substance nuisible. Le plus âgé est en détention. La victime ne souvient pas de la soirée. Elle a été informée du crime par une amie.

Fabrice Floch
Publié le , mis à jour le

C’est une affaire heureusement très rare à La Réunion que nous rapportent le JIR et Le Quotidien ce matin. Deux jeunes majeurs, originaires de Sainte-Marie, sont poursuivis pour le viol d’une jeune femme et l’utilisation d’une substance nuisible pour parvenir à leurs fins.
 
Mardi, la victime se rend à la gendarmerie pour porter plainte. Une amie vient de lui apprendre que deux jeunes du quartier se vantent depuis le début de la semaine d’avoir eu des rapports sexuels avec elle. Rapports dont elle n’a aucun souvenir mais, fait troublant, l’un des deux a été retrouvé en possession de ses clefs, et de sa voiture…
 
L’accusation de nature criminelle est immédiatement prise au sérieux par les enquêteurs qui invitent la victime à se soumettre à des examens. Le médecin confirme qu’elle a eu des rapports sexuels, mais n’a pas trouvé de traces de violences.
 
Du Rivotril au domicile…
 
Interpellés et placés en garde à vue, avec deux amis, les suspects finissent par admettre qu’ils ont passé la soirée en compagnie de la plaignante. Ils expliquent également avoir des relations consenties dans une cage d’escalier de la cité où ils vivent. Un détail important, car la jeune femme ignore tout du lieu et du moment où les deux présumés violeurs sont passés à l’acte.
 
Malgré leurs explications et face aux différents témoignages du groupe de jeunes qu’ils côtoient, les deux suspects ont été mis en examen.
 
Le plus âgé a été placé en détention provisoire. Au cours de leur perquisition, les enquêteurs ont trouvé à son domicile du Rivotril buvable. Un médicament utilisé par les violeurs pour provoquer un black-out chez leurs victimes et les rendre consentantes.
 
L’enquête a été confiée à un juge d’instruction. Des analyses sanguines et capillaires ont été ordonnées. Elles devraient permettre de savoir si les violeurs présumés ont drogué la jeune femme…