Ancien otage au Nigeria, Francis Collomp raconte son évasion "à la MacGyver"

"L'Evasion", récit de Francis Collomp
© LP | Durant ses onze mois de captivité, Francis Collomp a préparé son évasion.

Francis Collomp, otage d'un groupe islamiste au Nigeria en 2013, a réussi à s'évader. Récit d'un homme courageux qui a côtoyé les jihadistes.

Réunion 1ère Publié le

Il y a plus d'un an, Francis Collomp a réussi à s'extirper des griffes d'un groupe islamiste dont il était l'otage au Nigeria. Dès les premiers jours, cet ingénieur français ne voyait aucune autre option de survie que la fuite : "Je me suis dit : j'ai encore plus de 10 à 15 ans à vivre, je ne vais pas me laisser faire, il faut que je m'en aille".

Le drame arrive le 19 décembre 2012. Francis Collomp est dans sa villa à Rimi, au nord du Nigeria, quand le groupe attaque. "J'étais dans une maison à Rimi qui était protégée, mais malheureusement il n'y avait que deux policiers. Il se sont fait descendre, c'était comme un commando militaire", se remémore-t-il.

Très vite, l'otage comprend que ses ravisseurs ne lui laisseront aucune chance. Il fait donc appel à ses talents d'ingénieur et son expérience de l'Afrique. "Quand on est à l'étranger puis qu'on est dans un pays relativement difficile, on est obligé de se débrouiller. J'ai eu un comportement de 'MacGyver ', il faut trouver des solutions".

"Qu'est-ce qui est plus beau que la liberté et la vie ?"

"Ils mettent de la tôle ondulée sur le toit et il la cloute, les clous partent de travers et ils les jettent. J'ai récupéré les clous, je savais que ça allait me servir et ça m'a servi quand je me suis évadé", explique-t-il. Son plan était de crever les pneus de ses ravisseurs. Pour s'évader, il devait perdre du poids afin de pouvoir sauter un mur de cinq mètres et courir.

Dans sa fuite, il emporte avec lui son carnet qui comporte ses idées et calculs qui lui ont permis de réaliser cette prouesse. Francis Collomp a livré sa courageuse évasion dans un ouvrage. "Qu'est-ce qui est plus beau que la liberté et la vie ?", conclut l'ex-otage.

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