L'UFR tacle Nassimah Dindar après ses propos sur les hommes réunionnais

Nassimah Dindar, présidente du conseil général
© Daniel Fontaine

Dans le JT du 26 novembre dernier à 12h30, la présidente du conseil général s'est exprimée dans le cadre de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes. A cette occasion, elle a tenu des propos qui ont provoqué la colère de l'Union des Femmes Réunionnaises, présidée par Huguette Bello

Réunion 1ère Publié le , mis à jour le

C'est un extrait d'interview de Nassimah Dindar qui provoque le communiqué de l'UFR ce matin. Une interview réalisée le soir du 25 novembre lors de la marche blanche contre les violences faites aux femmes. Dans cet extrait diffusé dans le JT de 12h30 (A partir de 9'14''), la présidente du conseil général parle des hommes réunionnais, et de la difficulté qu'ils auraient, entre autres, à dire "je t'aime". (Extrait disponible ici)
Cela a provoqué une vive réaction de l'UFR qui parle de "stigmatisation".
Voici l'intégralité du communiqué de l'UFR:

"Nassimah Dindar était présente au JT du midi de Réunion 1ère le 26 novembre dernier.
En guise de commentaire sur la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, la Présidente du Conseil Général a tenu des propos inquiétants sur les hommes réunionnais.
Ces derniers seraient, selon elle, inaptes à donner de l'amour ou à dire "je t'aime", ce qui serait la raison d'une volonté des femmes réunionnaises à se tourner vers les "Métros".
Qu'insinuez-vous Madame Dindar?
Par quel raisonnement aboutissez-vous à une telle généralisation et à un tel amalgame ?
Défendre la cause des Réunionnaises ne signifie en aucun cas stigmatiser les Réunionnais.
Défendre la cause des femmes, ce n’est pas alimenter la guerre des sexes.
Nous dénonçons ces propos injurieux et irresponsables à l'encontre des Réunionnais.
Au nom de quoi, la Présidente du Conseil général juge-t-elle les hommes de La Réunion incapables d'amour ?
L’UFR condamnera toujours avec force les violences dont sont victimes les femmes.
Elle accompagnera toujours avec détermination toutes celles qui, avec courage, les dénoncent.
Mais nous n’accepterons jamais que les hommes de La Réunion soient ainsi catalogués.
Sachez Madame Dindar que les violences contre les femmes sont universelles, qu’elles ignorent les frontières sociales et géographiques et qu’elles ne sont pas l’exclusivité des hommes de notre pays."