Assises : Johnson Perfillon condamné à 15 ans de réclusion criminelle

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© Philippe Hoareau (Réunion 1ère)

13 ans de réclusion criminelle avait été requis contre Johnson Perfillon. il vient d'être condamné à 15 ans ferme. Le vendredi 24 Mars 2012, en fin de journée à La Montagne, Johnson Perfillon, 38 ans, avait tué d’un coup de couteau dans le thorax Harry Vanwascapel.

Réunion 1ère Publié le

L’accusé se défend d’avoir eu l’intention de tuer. Vendredi, lors de sa première journée face à la cour d’assises, Johnson Perfillon a tenté de convaincre les jurés qu’il ne voulait pas tuer Harry Vanwascapel.
 
Selon lui, il a sorti son couteau pour protéger son beau-fils pris à parti par les membres d’une bande de La Montagne.
 
Pourtant, comme n'a pas manqué de le souligner l’avocat de la partie civile lors de sa plaidoirie, après voir frappé, Perfillon a quitté les lieux sans un regard pour l’homme qu’il avait touché.
 
Homicide involontaire, mais...
 
Comme souvent devant les assises, l’alcool ou l’alcoolisation du prévenu ne sont pas des excuses. L’avocat général, par la voix de Bruno Charve a insisté sur ce point névralgique du dossier. Certes Perfillon avait bu, comme la majorité des participants à cette rixe, mais cette circonstance ne devait pas servir d’alibi à un geste criminel. il a été entendu au-delà de ses espérances. il avait requis 13  ans de prison, Perfillon a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle.
 
La défense n'a pas été entendue. L'avocate du prévenue avait insisté sur le passé du prévenu. Un homme sans histoire qui n’avait pas la réputation d’être violent. Un portrait qui ne correspondait pas au dossier. 

Un violeur barbare et un père incestueux

Mardi et mercredi, les jurés vont devoir étudier un dossier très difficile. Le prévenu comparaît pour viol avec actes de torture et de barbarie sur son ex-concubine.
Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 3 au 4 juillet 2012, à Saint-Joseph. Dans la journée du 4, une femme est hospitalisée à Saint-Pierre dans un état grave. Elle souffre d’un traumatisme crânien et de lésions sexuelles. A la demande des enquêteurs, les médecins déterminent un taux d’alcoolémie de plus de 3 grammes.
Incapable de se souvenir des circonstances qui l’ont amené à être hospitalisée, la victime refusera par la suite de maintenir sa plainte.
C’est donc un dossier étrange qui sera évoqué devant la cour d’assises. Les jurés vont devoir juger un accusé qui nie les faits, une victime incertaine sur fond d’actes sordides.

Le père est-il incestueux ?

En fin de semaine, les jurés vont se prononcer sur l’avenir d’un homme de 37 ans, père de famille, divorcé, accusé d’avoir violé sa propre fille. Il aurait commis l’irréparable quand elle venait passer le week-end chez lui à Saint-Louis.
L’accusé à toujours nié les faits. Il affirme que c’est une vengeance de son ex-épouse. Les psychologues et les psychiatres décrivent le prévenu, un entrepreneur du BTP, comme adapté socialement, sans histoire.
Les experts donnent également du crédit à la parole de la jeune victime. Elle a toujours décrit les mêmes faits sans jamais varier d’un iota. Par ailleurs, après avoir dénoncé le viol, la collégienne est devenue triste. Son niveau scolaire s’est effondré. L’infirmière de l’établissement a été alertée par la meilleure amie de la jeune fille sur son calvaire.
Le jury va disposer de jeudi et vendredi pour se faire une opinion avant de livrer son verdict.