Assises : Thierry Niobé condamné à 12 ans de réclusion criminelle

Assises Réunion
© Philippe Hoareau (Réunion 1ère)

Le procureur avait requis 15 ans de réclusion contre Thierry Niobé ce matin pour viol et tentative de meurtre sur son ex-concubine. Il a été condamné à 12 années par les jurés de la cour d'assises.

Réunon 1ère Publié le , mis à jour le

Le prévenu est imposant. L’homme de 37 ans jugé depuis deux jours par la cour d’assises de La Réunion fait froid dans le dos, tant par sa stature que par son manque d’empathie.
Il rencontre sa future victime au parloir de la prison de Domenjod. Il a été incarcéré en 2009 pour avoir défiguré sa précédente « compagne » (Ndlr : une relation d’un mois).
 
La jeune femme sait parfaitement que Niobé est potentiellement violent, pourtant elle décide d’avoir une liaison avec le prévenu. Loin du milieu carcéral, le couple se déchire. Neuf mois plus tard, les amants se séparent. Comme en 2009, l’accusé refuse cette rupture. Il se met à la suivre, à l’harceler. La jalousie maladive de Niobé lui interdit de réaliser qu’il dérape.
 
La main gauche sectionnée à coups de couteau
 
Juin 2012, la victime tente de fuir son bourreau. Elle s’est réfugiée chez sa cousine à Sainte-Clotilde. Sans le savoir, le piège vient de se refermer sur elle. Niobé est là, tapis dans l’ombre. Il attend qu’elle soit seule pour faire irruption dans l’appartement.
 
Devant les jurés, dans un premier temps il nie le viol, puis à force de questions, finit par concéder une pénétration digitale.
Pour la tentative de meurtre, Idem, il conteste. Pourtant, après le témoignage du médecin légiste et de l’expert en arme, les doutes s’estompent. 
 
Tout accuse Thierry Niobé. Les faits, son passé, et cette jeune femme handicapée de la main gauche qu’elle a sacrifié pour se protéger des coups de couteau. Une protection sans laquelle, il serait jugé pour meurtre et non tentative de meurtre. Les jurés de la cour d'assises ont envoyé Thierry Niobé derrière les barreaux pour 12 ans.
 
Voici le témoignage de la victime recueilli par Jean-Claude toihir et Christian Krans