Saint-Denis : la bande du Bas-de-la-Rivière devant la cour d’appel

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Les leaders du groupe réfutent l’accusation de bande organisée. Avec leurs avocats, les trois « chefs » font appel des 10 ans prononcés en première instance pour les dizaines d’agressions dont ils seraient responsables.

Fabrice Floch
Publié le , mis à jour le

Fin 2011 et pendant plus de six mois de l’année 2012 les abords de la cathédrale de Saint-Denis et de la discothèque Le Loft deviennent, à la nuit tombée, des zones à haut risque. Les vols avec violence se multiplient. Un client est sauvagement agressé en regagnant sa voiture. Victime d’un traumatisme crânien, il reste plusieurs jours dans le coma. Trois ans après les faits, il souffre toujours de ce passage à tabac.
 
L’équipe n’était pas une « bande organisée »
 
Compte-tenu des faits perpétrées en groupe, de l’extorsion de fonds au dépend de la discothèque du secteur, des pressions exercées pour qu’un membre de l’équipe soit embauchée difficile de ne pas parler de bande. Une bande organisée selon la justice et qui le chante haut et fort à la façon des rappeurs américains sur un site de musique en ligne. « Les gars de la bande du Bas-de-la-Rivière… », CQFD.
 
Le calme est revenu
 
Certes les peines prononcées en première instance sont lourdes, mais les juges se prononcent en étudiant le dossier. Pendant cette période, tous les samedis et dimanches matins, les policiers de permanence du commissariat de Saint-Denis enregistraient des dizaines de plaintes pour : un vol, une baffe, une voiture cassée, un sac arraché ou plus grave…
Les auteurs présumés, de ces actes, interpellés, le calme est revenu.
 
Un casier judiciaire chargé
                      
Aujourd’hui et éventuellement demain, les avocats des sept prévenus faisant appel, vont tenter de convaincre les magistrats que leurs clients ne font pas partis d’une bande organisée. Circonstances aggravantes pour le code pénal qui seront difficiles à contrer pour les avocats à la lecture des faits. Par ailleurs, ils ne pourront pas effacer dans le prétoire le lourd passé de leurs clients qui pour la majorité étaient déjà connus des services judiciaires.