Réforme des rythmes scolaires : un assouplissement qui n’est pas à la hauteur des espérances selon le SNUipp-FSU

Rythmes scolaires : semaine de 4 jours - Ecole de Bras-Fusil
© Réunion 1ère

Le ministre de l’Education Nationale, Benoît Hamon a annoncé des mesures d’assouplissement à la réforme des rythmes scolaires. Des modifications sur l'organisation des 9 demi-journées mais interdiction de toucher aux 5 matinées d’école « propices aux apprentissages ».

Annecy Panon
Publié le , mis à jour le

La nouveauté consiste à dégager un après-midi par semaine pour le temps d'activités périscolaire (TAP) des enfants. Mais les enseignants ne sont pas satisfaits de ce système qui revient, selon eux,  à « échanger le mercredi matin contre un après-midi qu'ils pourraient consacrer librement à leurs travaux de préparation, de concertation ou d'animations pédagogiques »

Pour le SNUipp-FSU, qui se bat depuis deux ans pour sortir de cette règle stricte des 9 demi-journées, la nouvelle possibilité d’organisation constitue une piste intéressante mais arrive tardivement.  A l’image de la commune de Saint-Joseph, la semaine scolaire pourra désormais être organisée sur 8 demi-journées avec 5 matinées (mercredi ou samedi) et 3 après-midi.  
Toutefois, le Syndicat National Unitaire des instituteurs et professeurs des écoles regrette les possibilités d’organisations limitées « pour un ministre qui promettait de ne rien s’interdire ».  « Il aurait fallu intégrer aux expérimentations une organisation qui répond aux contraintes  territoriales » proteste Chelalou Nora,  la secrétaire départementale du SNUipp 
Réunion. 

Le Syndicat reproche également les décisions prises par les maires de manière unilatérale et estime que le temps scolaire est de la responsabilité de l’Education nationale. « Il faut que les organisations dérogatoires puissent voir le jour dans les écoles partout où les enseignants les demandent  ». Ainsi, ils s’engagent à défendre les projets proposés par les équipes enseignantes mais mettent l’accent sur des interrogations qui demeurent sans réponses telles que la lutte contre les inégalités territoriales ou encore les risques de concurrences avec les écoles privées qui ne sont pas tenue de mettre en œuvre la réforme.