La Réunion : une vache hélitreuillée, elle avait chuté de 50 mètres dans une ravine

Vache volante
© Réunion 1ère

Une génisse fait une chute de 50 mètres dans une ravine en bordure de la rivière D’Abord. Jean-Paul Bègue, agriculteur de la Plaine-des-Cafres qui avait perdu 24 vaches (foudroyées fin janvier), a décidé de payer 1000 Euros pour sauver et faire hélitreuiller sa génisse. 

Fabrice Floch
Publié le , mis à jour le

Décidément, 2014 restera comme une année différente dans la mémoire de Jean-Paul Bègue. Le 25 janvier dernier, l’agriculteur de la Plaine-Des-Cafres perdait 24 vaches en une fraction de seconde. Les bovins étaient foudroyés dans leur pré. Proche de la faillite, le Cafriplainois a reçu l’aide financière de particuliers, d’agriculteurs et des collectivités locales pour reconstituer son cheptel. La génisse hélitreuillée venait de lui être livrée deux jours plus tôt pour remplacer les vaches victimes de la foudre. L’animal, pas encore acclimaté à son nouvel environnement, a-t-il été pris de panique ? Question sans réponse.
 
Une chute de 50 mètres
 
Jeudi au moment de la traite, la nouvelle arrivée part dans une course folle. Le propriétaire et son fils courent derrière, mais difficile de stopper une bête de 500 kilos. La scène pourrait prêter à sourire, mais la nuit vient de tomber. Après trois kilomètres de courses dans le secteur de Bras-Creux, la vache fait une chute de 50 mètres dans la ravine de la rivière D’Abord. Jean-Paul Bègue et son fils vont rester là  toute la nuit. Impossible de rejoindre l’animal dans l’obscurité. Ils attendent que le jour se lève pour évaluer les conséquences de ce plongeon.
 
« Quinze jours de surveillance »
 
Au petit jour, en voyant que la fugueuse est sur ses pattes et semble en bonne santé, l’éleveur décide de faire appel à un hélicoptère pour la sortir de la ravine. L’opération qui a durée 7 heures, aura coûté la bagatelle de 1000 Euros à l’agriculteur. Une somme qu’il verse volontiers car Jean-Paul Bègue ne conçoit pas de vivre sans ses vaches. L’agriculteur très prudent ne veut pas se réjouir trop vite : « Je crains qu’elle perde son veau. Nous allons la surveiller attentivement pendant quinze jours ».

Reportage Laurent Pirotte et Laurent Josse