Cours d'eau en déficit en février mais légère embellie pour les nappes souterraines

Cascade Langevin
© Philippe Hoareau | Cascade de la Rivière Langevin

Malgré Bejisa, le département accuse un déficit dans ses cours d'eau en février 2014. Grâce aux pluies cycloniques de début janvier, la situation des nappes souterraines s'est tout de même améliorée.

Erwann Ponnet
Publié le , mis à jour le

Selon l'office de l'eau, au mois de février, 8 stations hydrométriques  sur 9 présentent un état déficitaire par rapport aux normales saisonnières. Traditionnellement, en cette période, les débits des cours d'eau et le niveau des nappes souterraines augmentent significativement. Cette année, malgré les pluies abondantes du cyclone Bejisa, les cours d'eau sont déjà en déficit. Quand aux nappes souterraines, elles n'ont pas retrouvé leur niveau de 2010.

C'est dans l'Est que l'Office de l'eau enregistre les déficits les plus importants, pour les cours d'eau, avec une baisse de 65% sur le Bras Noir à la Plaine des Palmistes, 58% sur le Rivière Sainte-Suzanne et 50% sur le Bras Panon. Dans le Nord et le Sud, le niveau de la Rivière Saint-Denis baisse de 18 % et celui de la Rivière Langevin de 21 %.
Dans l'Ouest, la situation est particulière notamment dans le secteur du Tévelave ou la station de la source Dussac est la seule à être excédentaire (+76%) en février.

En ce qui concerne les nappes, les niveaux piézométriques (niveau atteint par l’eau en un point et à un instant donné dans un tube atteignant la nappe) sont en hausse sur la majorité des forages en février. Mais malgré cette augmentation conjoncturelle, liée à Bejisa,  le département reste marqué par des déficits qui, selon l'Office de l'eau, " témoignent de l'importance des lacunes accumulées depuis 2011 ".

 
 

Qu’est-ce que la piézométrie ?

Afin de connaitre l’état de la ressource en eau en termes de quantité, il est indispensable de surveiller la profondeur de la surface des nappes (niveau piézométrique).

Elle peut être mesurée ponctuellement par une sonde manuelle, ou régulièrement à l’aide d’enregistreur automatique, avec données télétransmises pour le plus perfectionné. Les mesures sont réalisées dans des forages, puits ou piézomètres.

La piézométrie est la mesure de profondeur de la surface de la nappe d’eau souterraine. Elle est exprimée soit par rapport au sol en m, soit par rapport à l’altitude zéro du niveau de la mer en m NGF (Nivellement Général Français).