Manifestation contre la réforme des rythmes scolaires à Saint-Benoît

Manifestation contre la réforme des rythmes scolaires à Saint-Benoît
© A. Pech

A la veille de la manifestation nationale contre la réforme des rythmes scolaires, quelques trente personnes se sont rassemblées ce mercredi matin devant la mairie de Saint-Benoît. Parents d'élèves et le personnel enseignant demandent que la réforme de Vincent Peillon soit suspendue.

Erwann Ponnet
Publié le , mis à jour le

Le bras de fer continue entre les parents d'élèves et les enseignants, d'une part, et le Ministère de l'Education nationale, d'autre part. Pour le gouvernement, il n'est pas question de revenir sur la réforme des rythmes scolaires. A la veille d'une grande manifestation nationale, et à l'appel d'une intersyndicale CFTC - SNUIpp-FSU - Sud Education, SAIPER et FO, parents d'élèves et enseignants ont manifesté ce mercredi 4 décembre devant la mairie (fermée) de Saint-Benoît. 

Une poignée d'opposants pour un tour de chauffe puisque la contestation s'exprimera surtout demain, jeudi 5 décembre.
Pour les contestataires, la réforme est mal pensée et se traduit principalement par une fatigue des élèves. Un argument que réfute le recteur d'académie. Pour Thierry Téret, invité de Gran'Matin, cette fatigue est perceptible chez tous les élèves en cette fin de trimestre.

A ce jour, seules quatre communes (Saint-Benoît, la Possession, la Plaine des Palmistes et Saint-Joseph) du département appliquent cette réforme des rythmes scolaires. Tous les établissements scolaires du primaires devront cependant appliquer la semaine des 4 jours 1/2 dès la rentrée 2014.
A la Réunion, la dernière manifestation, contre cette réforme, datait du 13 novembre dernier. Elle avait eu lieu à Saint-Denis qui sous la pression avait finalement renoncé à appliquer la mesure dès cette année.

Communiqué du SNUIpp-FSU

Plus de 135 000 enseignants seront en grève le 5 décembre selon un sondage du SNUipp national ( estimation à partir  de 77 départements)

Plus de 4 enseignants sur 10 seront en grève le 5 décembre prochain soit près de 135 000 professeurs des écoles. Comme l'indique la publication du sondage Institut Harris Interactive  pour le SNUipp-FSU, les attentes des enseignants du primaire sont fortes. Le métier est de plus en plus complexe et les conditions de son exercice restent difficiles. Pouvoir bien faire son métier au service de la réussite des élèves constitue une demande urgente.

Ce n'est pas qu'une question de rythmes.
Aujourd’hui cette réforme mal pensée est largement contestée et suscite l’exaspération dans beaucoup d’écoles. Cela ne peut plus continuer ainsi.

Le SNUipp-FSU demande qu’il n’y ait pas de généralisation à la rentrée prochaine.

Dès maintenant, la réforme doit être suspendue et des discussions doivent s’ouvrir immédiatement pour écrire un nouveau décret des temps scolaires.

N'oublions pas que l’enjeu fondamental pour notre école est ailleurs. C’est celui de la réussite de nos élèves qui se construit d’abord et avant tout sur le temps scolaire. Cette ambition réclame un mieux d’école qui conjugue l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves et celle des conditions de travail des enseignants.

Pour le SNUipp-FSU, la priorité au primaire, ce doit être des mesures concrètes qui se vivent dans les écoles notamment pour aider les élèves les plus fragiles en s'appuyant sur le professionnalisme des enseignants: baisse des effectifs, formation continue, déploiement du « plus de maîtres que de classes », temps pour le travail en équipe, confiance envers les enseignants, revalorisation du métier avec notamment l'alignement de l'ISAE sur l'ISOE du second degré… la priorité au primaire a besoin d'un coup d'accélérateur. Le ministre doit y répondre.

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