Fête le mur : les enfants de Bras-Canot rencontrent le père Noah

Fête le mur
© Réunion 1ère | Yannick Noah est à La Réunion pour l'inauguration du 29ème site de Fête le mur. L'association a ouvert sa première structure de l'outremerest à Bras-Canot dans les hautrs de Saint-Paul et accueille déjà 70 marmailles.

Ils étaient 70 marmailles, de Bras-Canot, raquettes en main, pour accueillir Yannick Noah, le fondateur de l'association Fête le mur. Pour 40 000 euros la Région, le Département et la commune de Saint-Paul ont réhabilité le terrain goudronné qui accueille le premier site de l'Outre-mer. 

Fabrice Floch
Publié le , mis à jour le

Plus de deux cent personnes se pressent sur le cours de tennis de Bras-Canot dans les hauts de Saint-Paul. Petits et grands attendent, le maître de cérémonie : Yannick Noah. Le champion de tennis, vainqueur de Roland-Garros en 1983, s'extrait d'une limousine blanche, casquette vissée sur la tête. Il est accueilli par les ordonnateurs de l'événement : Julio Arne, Denis Payet, les éducateurs et Jérôme Dumazer, Nicolas Clerc, vice-président et président de Tennis-Passion, association locale affiliée à Fête le mur. Les élus ont également fait le déplacement, Huguette Bello, député-maire de la commune, rend un vibrant hommage à cette initiative et l'association de l'ancien tennisman professionnel : "Fête le mur, nous parle ici à La Réunion, terre de marrons, terre où l'on a appris à prendre notre liberté. Des murs à détruire, il y en a eu et il en reste les plus durs sont dans les têtes. J'invite tous les marmailles de Bras-Canot à taper contre ce mur pour le dépasser et se libérer. Je salue également le travail de l'association de Yannick Noah qui propose aussi aux enfants, quand c'est possible un accompagnement scolaire...".

Fête le mur et évade-toi

Après la confirmation de l'engagement de la ligue Réunionnaise de de tennis et de la Région, Yannick Noah, le créateur de l'association en 1996 a pu exprimer sa joie d'être présent : "Merci Madame Bello, c'est le plus beau discours que j'ai entendu pour une inauguration", une phrase prononcée avec une pointe d'émotion, "Fête le mur s'installe dans la durée. C'est avec plaisir que je reviendrai, ici, à chaque fois que je serais de passage à La Réunion. Nous avons juste la prétention d'offrir la possibilité aux enfants de jouer au tennis et ainsi d'offrir un lieu ou ils pourront s'amuser ensemble ou contre le mur. Grâce à nos partenaires, ils ont chacun une raquette et nous avons des balles. J'espère revenir longtemps sur le site de Bras-Canot et j'ai envie de crier comme Madame la député-maire : Marmailles ! Fête le mur !".
L'inauguration terminée, le site de l'association a été mis à jour. Désormais, l'île de La Réunion est le premier département de l'Outre-mer à apparaître à côté de la carte de France.

Tennis : Yannick Noah
© Réunion 1ère (Fabrice Floch)
Yannick Noah a été invité par l'association Tennis-Passion dont Jérôme Dumazer est le vice-président.
Tennis : Yannick Noah
© Réunion 1ère (Fabrice Floch)
En digne représentant et fondateur de l'association qu'il a créé en 1996, Yannick Noah s'est prêté de bonne grâce au jeu des photos et des interviews.

Reportage : Hakime Ali Saïd et Willy Thévenin
DMCloud:133689
Opération "Fête le mur"
Reportage : Hakime Ali Saïd - Willy Thévenin - Manuella Gigant


Yannick Noah : "J'aime La Réunion"

"Je me suis blessé l'an dernier,  j'ai du rester à la Réunion. J'ai passé trois mois merveilleux. La vie, l'île, les gens me plaisent. Avec ma compagne nous nous sommes donc renseignés pour la scolarité de notre enfant et pour acheter une maison, mais rien ne pouvais se concrétiser. Peut-être plus tard ! De toute manière, je vais revenir souvent ici, je suis très attaché à cette île. J'aime La Réunion et ce n'est pas un hasard si je passe ici, lors de mes concerts". 
"Le rôle de mon association dans cette opération est de fédérer les énergies pour qu'un site voit le jour. Il y a une charte. Avoir un mur et un terrain de tennis c'est bien, mais j'ai rencontré les éducateurs, ils sont à fond dans le projet. C'est essentiel".
"Si c'est possible, si nous avons les locaux et les bénévoles pour le faire nous proposerons du soutien scolaire, mais pour l'instant nous n'en sommes pas encore là. nous voulons démocratiser le tennis en donnant la possibilité à des enfants "défavorisés" de pratiquer ce sport, de les aider à s'inscrire dans les tournois et peut-être que l'un d'eux sera un jour pris en charge par la ligue, comme c'est arrivé dans d'autres régions de France".