Assises : cinq ans de prison avec sursis pour le violeur de la lycéenne

Un jeune tamponnais, tout juste majeur à l’époque des faits a été condamné à 5 ans de prison avec sursis. Il était jugé pour avoir abusé d’une lycéenne en 2011. Un viol sur fond d’alcool, un matin de manifestations lycéennes. Il a exprimé ses regrets tout au long de l'audience.

Fabrice Floch
Publié le , mis à jour le

Une année et demie s’est écoulée depuis ce funeste 21 février 2011. En fin de matinée, deux lycéennes croisent la route de deux jeunes du Tampon. Il y a grève, les cours sont suspendus, les étudiants manifestent.
Les jeunes filles acceptent de partager la bouteille d’alcool fort proposée par les tamponnais.
L’alcool fait son oeuvre. La future victime a bu plus que de raison et ne contrôle ni ses mots, ni ses pulsions.
       
Aucun scrupule
 
Dans ce contexte, très alcoolisé, l’adolescente consent à avoir un premier rapport sexuel avec l’un des participants à la beuverie, mais repousse les avances de l’accusé. Le petit ami, de circonstance, délaisse la jeune fille qu’il n’estime pas maîtresse de ses sentiments.
Le prévenu n’aura pas les mêmes scrupules. Malgré les refus bredouillés, il passe à l’acte. Un viol interrompu par l’intervention d’un groupe de lycéens qui a entendu les plaintes de la malheureuse.
 
Déjà père de famille
 
Dans le box, l’auteur du viol baisse la tête et pleure. Le temps lui a permis de prendre conscience de la gravité des faits pour lesquels il est aujourd’hui jugé. Le jeune père de famille (devenu père d’un garçon à l’âge de 15 ans) reconnaît qu’il a tendance à s’enivrer et qu’il est susceptible d’avoir un changement de comportement quand il a bu.
Par chance selon la psychologue, la victime n’a pas de souvenir précis de cette matinée. Cependant, elle est devenue méfiante voire distante.
Pour ce viol sordide l'accusé a été condamné à cinq de prison avec sursis. Une condamnation qui tient compte de son attitude et de l'expression de ses regrets pendant les deux jours de ce procès.