Tuerie de Fénoarivo : Mamod Abasse Mamodtaky coupable de cinq meurtres

Affaire Mamodtaky
© Réunion 1ère | Septembre 2009 Mamod Abass Mamodtaki sort de la prison de Domenjod

Mamod Abasse Mamodtaky a été condamné à 28 ans de réclusion criminelle dont 15 années de sûreté. Les jurés de ce second procès en appel devant la cour d'assises de Paris ont mis dix heures à rendre leur verdict. Un jugement qui confirme la culpabilité de l'accusé dans ce quintuple meurtre.

Fabrice Floch
Publié le , mis à jour le

La famille Remtoula, l'ex-belle famille de Mamod Abasse Mamodtaky, pousse un ouf de soulagement, en sortant de la salle d'audience de la cour d'assises de Paris. Pour la seconde fois, le commanditaire de la tuerie de Fénoarivo est reconnu coupable des cinq meurtres et cinq blessés du massacre à l'arme automatique perpétré le 22 avril 2001. Un massacre organisé par l'accusé lors d'une fête de famille de son ex-épouse dans la banlieue de Tananarive.

Les Remtoula dans le viseur

Voilà douze longues années qu'Anita Remtoula se bat pour faire entendre sa vérité. Ce soir là, c'est elle qui était visée par le commando armé de kalachnikov. Les trois hommes qui ont ouvert le feu étaient payés pour la tuer. En confirmant, la culpabilité de l'accusé, les jurés ont aussi réaffirmé qu'Anita Remtoula et sa famille sont des victimes. Une reconnaissance essentielle pour tirer un trait sur cette sordide affaire.

Sept ans de moins

En première instance, Mamod Abasse Mamodtaky avait été condamné à perpétuité et une peine de sûreté de 22 ans. En appel, il vient d'être condamné à 28 ans de réclusion criminelle dont 15 années de sûreté. Les jurés ont réduit le quantum de la peine, mais sur le fond la dangerosité du prévenu a été confirmé. Sept ans de moins sur la peine de sûreté, si et seulement si, Mamod Abasse Mamodtaky ne fait pas parler de lui derrière les barreaux de la prison de Fresnes dans le Val-de-Marne.

Trois accusés et un fuyard

Quelle que soit l'attitude et les dires de Mamodtaky, comme à la fin de son procès en appel : "Je tiens à répéter que je suis innocent", les faits sont têtus et les complices ont, en parti, avoué. Au terme de cette procédure sans fin Riaz Damdjy et Jean-François Crozet ont été condamnés à 10 et 20 ans de prison lors du premier procès parisien. Babar Ali, en fuite, a lui disparu du côté du Pakistan et devra purger une peine à perpétuité s'il réapparaît. Mamod Abasse Mamodtaky, lui, vient d'être condamné à 28 ans de prison.
Un point final, si ce jugement n'est pas remis en cause par la cour de cassation.