La fin programmée des lampes à incandescence...

ampoule à incandescence
© Remi Kenzo Pages

La purge des lampes à incandescence continue. Les ampoules domestiques de 25 watt disparaissent du marché avec la nouvelle année.

Remi Kenzo Pages Publié le , mis à jour le

Les ampoules classiques à incandescence doivent disparaître en 2013. C'est une mesure de l'Union Européenne qui nous encourage à progressivement éliminer nos lampes énergivores dans le domaine de l'éclairage domestique. Aujourd'hui ce sont les ampoules domestiques de 25 watt qui sont concernées. Les fournisseurs sont déjà en train de liquider les stocks. D'ici Mai, tout aura disparu.

1,9 milliards de tonnes de CO2

Selon l'Agence International de l'Energie, 1.9 milliards de tonnes de CO2 sont dégagés chaque année par l'éclairage dans le monde. Cela représente quatre fois les émissions annuelles de gaz à effet de serre de la France. Ce sont 19% de la production d'électricité de la planète qui sont concernés.
Ces raisons énergétiques et économiques ont donc amené les politiques à reconsidérer l'usage des ampoules à incandescence qui n'utilisent que 5% de l'énergie pour éclairer, le reste n'émet que de la chaleur.

Des réactions mitigées

Dans un magasin spécialisé de Sainte-Marie, les ampoules classiques à incandescence ont déjà disparu des rayons. Et les ampoules hallogènes à incandescence vont très vite suivre. On purge aussi les ampoules spécifiques, qui servent par exemple à nos appareils électroménagers, et les réflecteurs, qui vont bientôt être remplacés.
Du côté des clients, ces mesures amènent leur lot d'interrogations. Certains déclarent ne pas avoir été éclairés sur le sujet. D'autres déambulent dans les rayons, pas très convaincus par le changement.

"Avant c'était plus facile" nous dit Sosthène qui ne trouve pas son produit. "C'est cher, c'est un casse-tête aujourd'hui d'acheter une ampoule". Pour David, le coût est important. "La lumière, c'est du luxe".

Et puis il y a le recyclage qui risque de se compliquer. Plus optimistes, certains clients répondent plus favorablement. "Après tout, ce sera moins cher à long terme". Nathalie, qui au travail a déjà abandonné les lampes à incandescence livre leurs atouts. "La lumière est plus agréable pour travailler, et puis ça économise la climatisation". La lampe dégage en effet moins de chaleur, avec un meilleur rendement lumineux. Gageons que le climat soit un facteur essentiel pour le changement.

Du côté de la loi, l'échéancier pour le tout à incandescence se situe en septembre 2016 pour les dernières catégories.