11 cas de dengue dans le Sud et l'Ouest

Le moustique Aedes aegypti, vecteur de la dengue
© CC - Muhammad Mahdi Karim

Au cours des 15 derniers jours, 11 nouveaux cas autochtones de dengue ont été signalés dans l’Ouest et le Sud de La Réunion, marquant une possible intensification de la transmission du virus.

Communiqué de l'ARS et FF Publié le , mis à jour le

La majorité des cas ont été signalés dans deux secteurs identifiés comme zone de circulation active du virus :
pour autant, quelques contaminations n’ont pu être rattachées à ces quartiers et laissent envisager une circulation du virus plus diffuse dans l’Ouest et le Sud de l’île.

La pluie et les moustiques

Les conditions météorologiques (fortes pluies et chaleur) étant actuellement particulièrement favorables au développement des moustiques vecteurs, l’ARS Océan Indien invite à la vigilance pour limiter les risques de propagation de la maladie. Dans ce contexte, il est rappelé l’importance de la mobilisation de chacun pour éliminer les récipients en eau autour de son habitation et se protéger des piqûres de moustique. Il est également rappelé la nécessité de consulter son médecin en cas d’apparition de symptômes de la maladie.

Saint-Pierre, Saint-Paul

Au cours des 15 derniers jours, 11 nouveaux cas autochtones de dengue ont été signalés. Parmi ces cas, 6 ont été identifiés dans la zone de circulation du virus à Saint-Pierre (Bois d’Olives), confirmant l’apparition d’une nouvelle zone de circulation du virus.
Sur la commune de Saint-Paul, la transmission du virus continue, un nouveau cas récent a été identifié à proximité du foyer de transmission du virus de la gare routière.

105 cas autochtones depuis début 2017

Enfin, 4 cas n’ont pour l’instant pas pu être rattachés à ces deux zones de circulation du virus et présagent une possible diffusion du virus au-delà.
Au total, depuis le début de l’épisode en début d’année 2017, 105 cas autochtones de dengue ont été signalés.
L’identification d’un nouveau foyer actif de transmission de la dengue et l’apparition de quelques cas diffus représente un risque de reprise épidémique, du fait des conditions météorologiques actuellement propices aux moustiques vecteurs.