La finale francilienne du concours "Voix des outre-mer" a lieu ce 10 décembre à Paris

Première édition du concours "Voix des Outre-mer"
© CAPTURE D'ECRAN REPORTAGE FRANCE Ô | Estelle et Jacques, deux des candidats du concours "Voix des Outre-mer"

La finale de la première édition du concours "Voix des Outre-mer" aura lieu ce lundi 10 décembre à la Mairie du 15ème arrondissement de Paris. Le but ? Former les talents ultramarins de demain et lutter contre les discriminations dans le monde de la musique, notamment l'opéra.

Pauline Rouquette
Publié le , mis à jour le

Ce sera la première finale régionale de ce concours et elle aura lieu ce lundi 10 décembre.
Dans la course à la grande finale, qui aura lieu le 28 janvier prochain, la région Île-de-France ouvre le bal. Les finalistes franciliens seront départagés après avoir interprété un chant traditionnel de leurs territoires respectifs. A l'issue de cette soirée, qui débutera à 19 heures et dont l'entrée est libre, un seul d'entre eux se qualifiera.
 

Un finaliste par région

Ténors, contre-ténors, sopranos, toutes tessitures confondues... Ils ne sont aujourd'hui plus que trente candidats, du plus grand débutant au diplômé du Conservatoire National Supérieur de Musique, à préparer leur demi-finale dans leur région respective : l'Île-de-France, la Guadeloupe et la Martinique.

Ils s'appellent Meïla, Clara, Hendry, Jacques, Elvis, Julie ou encore Estelle. Dans la "vraie vie", hors de la scène, ils sont agent de la petite enfance, artiste du spectacle vivant, ingénieur chez EDF, étudiants en chant... Chacun d'eux, quel que soit son parcours, a la même chance de devenir LA "voix des Outre-mer". C'est là la spécificité de ce concours. Ses créateurs tenaient à proposer ce projet gratuitement pour tous, afin de favoriser la mixité sociale et mettre en échec toutes les formes d’exclusion, quelles soient liées au niveau social ou au niveau de formation. Ce qui compte, c'est la passion et le talent.

Un bon esprit qui n'empêche pas la compétition d'être tout de même bien présente. Sur les trente candidats, seuls trois - soit, un par région - parviendront à se hisser jusqu’à la finale. Mais de tous ces talents, qui ont en commun d'être originaires par naissance ou filiation des outre-mer, il n'en restera que deux. A la clé ? Une formation gratuite et un coaching dans l'année avec des professeurs de chant, artistes lyriques, chefs de chants et managers pour préparer leur entrée dans un conservatoire ou leurs auditions pour des agents et directeurs d'opéras.
 


Extension aux autres Outre-mer dès 2019

La finale des lauréats de Guadeloupe, elle, aura lieu le 17 décembre prochain, tandis que les candidats martiniquais seront fixés sur leur sort le 22 décembre. Tous se réuniront enfin le 28 janvier 2019 dans la Salle Cortot de l'École Normale de Musique de Paris, à l'occasion de la Grande finale du concours qui marquera la fin d'un parcours de perfectionnement de plusieurs mois, organisé par l'intermédiaire de Master class prodiguées par Fabrice di Falco et son équipe.

Le chanteur lyrique, d'origine martiniquaise a créé ce concours avec l'association Les Contre Courants afin de détecter les prochaines grandes voix ultramarines et lutter contre les discriminations bien présentes dans le monde de la musique, et notamment de l'opéra. L'objectif d'une telle compétition : former les talents artistiques des Outre-mer et leur permettre d'accéder à une réelle visibilité au niveau national
Placée sous le Haut patronage du ministère des Outre-mer et le parrainage du ministère de la Culture, cette première édition 2018 a été un véritable succès. Le concours, qui n’impose pas de limite d’âge, sera d'ailleurs étendu aux autres Outre-mer dès 2019.