Yvan Bourgnon : « On a encore 3 - 4 jours pour le sauver »

Yvan Bourgnon
© Polynésie 1ère | Yvan Bourgnon

Yvan Bourgnon est arrivé vendredi matin à Tahiti pour participer aux recherches de son frère disparu depuis 48 heures après une plongée dans la dangereuse passe du petit atoll Toau aux Tuamotu. "On a encore 3, 4 jours pour le sauver", a-t-il estimé à sa descente d'avion.

Natacha Szilagyi, Polynésie 1ère Publié le , mis à jour le

Rentré mardi matin de 20 mois de tour du monde en solitaire sur un catamaran de sport, Yvan Bourgnon a posé le pied vendredi matin à 5h30 à Papeete. Son frère est porté disparu depuis mercredi 13H45. "Les recherches se poursuivent encore aujourd'hui avec des moyens nautiques", explique le Haut-Commissaire Lionel Beffre arrivé sur le même avion. Des recherches auxquelles Yvan Bourgnon va participer cet après-midi. Il n’est pas venu seul, il est accompagné de Patrick, le meilleur ami de Laurent. Dès leur arrivée à Tahiti, Yvan et Patrick ont retrouvé la famille de Laurent et fait un premier point avec le MRCC.

Il prend l'avion pour Fakarava pour "quadriller" la zone, explique-t-il. Il a salué l'organisation de l'armée et de tous les bénévoles dans le cadre de ces recherches. Il veut rester confiant et estime quasi nul le risque d'hypothermie pour son frère (l'eau est actuellment de 27 degrés) s’il continue en ce moment à dériver. « On a encore 3-4 jours devant nous pour essayer de le sauver. […] Il est peut-être encore sur un platier. On va aider aux recherches. On a de la chance car la météo est bonne, les vents ne sont pas très forts donc on connait à peu près la zone où il peut être, elle n’est pas si grande. Cette zone, on va la faire, la refaire jusqu’à expiration du délai. »

Yvan Bourgnon compte sur l'équipement du bateau de son frère, celui avec lequel il faisait du charter, le "Jambo", pour se déplacer et communiquer facilement dans la zone de recherches.


Bien évidemment Yvan avait imaginé son retour de tour du monde à la voile tout à fait différemment. Mais les circonstances étant telles « je suis content d’être à terre à ce moment-là pour venir ici » affirme-t-il, « j’aurais été très frustré d’être en mer et ne pas pouvoir venir aider les secours. »

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