Kévin Bourez : "surfer contre les meilleurs locaux et étrangers, c'est motivant"

Kévin Bourez est prêt pour la Billabong Pro

Il surfe depuis l'âge de 4 ans. Kevin Bourez, le frère cadet de Michel Bourez tentera à nouveau sa chance lors des trials de la Billabong Pro à Teahupoo lundi et mardi.

Polynésie 1ère, N.S. Publié le

Il avait dû mettre sa carrière entre parenthèses pendant un an suite à un grave accident en 2014. Le revoilà sur le devant de la scène, poussé par son frère pour réaliser son rêve, remporter la Billabong Pro Tahiti.

Il surfe dans le sillon de son frère, Michel. Kevin Bourez a tout pour devenir un surfeur pro. Il aime surtout de gros tubes mais pas forcément de grosses vagues. Michel Bourez, surfeur professionnel, connait bien les points forts de son petit frère : "C'est quelqu'un qui sait très bien tuber, il est très à l'aise à Teahupo'o. Il est très bon dans les grosses conditions. C'est un compétiteur redoutable pour les trials, si les conditions le permettent." 

Aujourd’hui, il a un objectif en tête, montrer qu’il est au meilleur de sa forme et aussi à quel point il connait le spot de Teahupoo. Eliminer tous ses rivaux étrangers chez lui, serait son rêve."j'aime vraiment surfer cette vague, je la connais bien confie-t-il. Faire une compétition avec les meilleurs surfeurs locaux et internationnaux, c'est très motivant pour moi."

Kévin fait preuve de beaucoup de courage. Il a en effet frôlé la mort en 2014 durant les trials. Il a été hospitalisé une semaine et n’est reparti sur l’eau qu’un an après. "J’avais la mâchoire cassée au niveau de la mandibule et du menton, déclare-t-il. L’os frontal était cassé également. Le visage lacéré, des dents tordues et une entorse des cervicales et tout ça une semaine avant mes 21 ans…une cinquantaine de points sur le visage et dans la bouche. J’ai dû faire de l’orthodontie et manger à la paille pendant presque 9 semaines après l’accident. Aujourd’hui, un an et demi après, j’ai toujours des douleurs aux cervicales et j’ai mes cicatrices qui disparaissent peu à peu (bien que toujours assez visibles). J’aurai pu perdre mon œil, mourir ou pire être tétraplégique, mais au lieu de ça je suis toujours là et très reconnaissant d’être en vie."

Malgré ces incidents, Kévin n'a a aucun moment songé à arrêté le surf. Il se donne un an pour surfer et faire des photos, des vidéos et se faire connaître sur les réseaux sociaux. Il verra ensuite ce qu’on lui propose. Il ne compte pas passer pro comme son frère, mais il n’abandonnera jamais sa passion. Plus tard, il aimerait vendre du matériel de sport. Dans le pire des cas, l’obtention de son master 2 en sport management lui permettra d'exercer le métier de professeur de sport, comme son père.