Les affaires de violences conjugales ne sont pas rares devant le tribunal correctionnel. Mais le président de la cour a souligné, qu’il était quand même inhabituel de voir un homme placé en garde à vue pour violences conjugales, être libéré et battre sa femme, une heure après.

Ce jour-là, après sa garde à vue, le jeune homme de 20 ans rentre chez lui, prend une bouteille de rhum et part se souler sur la plage. Ivre, il retourne à son domicile et tente d’étrangler sa concubine, c’est sa mère qui s’interpose, la jeune femme est au bord de l’asphyxie. Pendant la lutte, elle arrive tout de même à se saisir d’un couteau, elle blesse légèrement son agresseur et s’enfuit.

Pendant l’audience de comparution immédiate, le lundi 10 septembre, le jeune homme a dit regretter ces violences, il a pleuré à chaudes larmes. Gros consommateur de paka et d’alcool, sa propre famille semble avoir peur de lui. Il a été condamné 8 fois pour violences dont des violences conjugales. Pour son avocate, ses problèmes conjugaux résultent d’une "absence de dialogue dans le couple". 7 ans qu’ils sont ensemble, 7 ans qu’il la frappe. Sa propre mère a déclaré aux gendarmes, « Si ça continue, il va finir par la tuer ».

Pour éviter la prison, le jeune homme a expliqué que ses enfants avaient besoin de lui. Il a été condamné à un an de prison ferme, il devra également se soigner. La cour a également prononcé le maintien en détention.