Deux tahitiennes à la conquête de New York !

Eileen Crawley et Tehani Benjamin
© Polynésie 1ère

Eileen Crawley est directrice marketing chez "Make Up Forever", une grande marque de cosmétiques...Tehani Benjamin est étudiante en psychologie, elle donne des cours de danse Tahitienne. Toutes les deux ont décidé de conquérir "la grosse pomme", New-York. 

NS ; Polynésie 1ère Publié le , mis à jour le

Eileen a 26 ans, elle a quitté Tahiti il y a 7 ans... après 3 ans d'études en esthétique à Paris, suivies de 3 ans en école de commerce, la jeune Tahitienne rejoint New-York où elle avait déjà fait des stages, dont un dans l'enseigne internationale "Make Up Forever" qui lui propose de l'embaucher. Une marque de maquillage professionnel qui travaille essentiellement avec "Sephora". Elle occupe le poste de responsable marketing à Broadway et supervise le travail de 35 employés aux Etats-Unis, au Canada, au Brésil et au Mexique. Elle s'occupe de la formation des équipes et de la logistique. Elle a 2 soeurs aux Etats-Unis, mais son petit ami est allemand et ne vient que tous les trois mois ! Au départ, elle voulait ouvrir un salon à Tahiti; aujourd'hui, cela fait 4 ans qu'elle n'est pas rentrée au fenua... mais elle envisage de faire le grand saut l'année prochaine pour les 100 ans de son grand-père.

Tehani, elle, du haut de ses 25 ans, vit depuis 6 ans à New-York. Elle a déjà un bachelor en anthropologie en poche et prépare un master de psychologie. Elle envisage d'être clinicienne, mais aussi de travailler auprès des détenus ou des migrants qui ont du mal à trouver leur place. Passionnée de danse Tahitienne, (c'est la nièce de Tumata Robinson), elle donne des cours depuis un an et demi. Elle a aujourd'hui une vingtaine d'élèves; essentiellement des Hawaïennes et des Philippines. Elle n'envisage pas de venir s'installer à Tahiti, mais plutôt de partir vivre prochainement en Argentine pour acquérir une expérience en psychanalyse. Elle rentre à Tahiti environ une fois par an, elle y a d'ailleurs fait sa thèse l'an dernier sur les personnes qui ont été "enfant faamu". Son objectif : faire en sorte que la danse Tahitienne ne soit pas dénaturée "comme sur la côte Ouest des Etats-Unis où l'on mélange le ula et le ori Tahiti" nous a t-elle confié.