La colère de la famille du militaire tué en Guyane

Teva Paeahi
© DR | A gauche : Teva Paeahi, le militaire tué en octobre 2014 en Guyane. A droite, son frère, Francisco

Vendredi 17 février, à Kourou en Guyane, s'est déroulé le procès des prévenus ayant fauché en voiture, en 2014, le militaire Teva Paeahi. L'un des accusés a été condamné à 5 ans de prison dont trois avec sursis, le second a été relâché. La famille de la victime ne comprend pas. Témoignage.

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La famille avait demandé une peine de 30 ans de réclusion. Et, selon l'avocat de la partie civile, le qualificatif d’homicide "été retenu".  Pour autant, lors du procès qui s'est déroulé vendredi en Guyane, l'un des prévenus a été condamné à 5 ans de prison, le second a, lui, été libéré. La femme de Teva Paeahi avait d'ailleurs témoigné en vidéo-conférence lors de cette audience aux Assisses.

Aujourd'hui, la famille du militaire tué ne comprend pas ce verdict. "On est en colère (...) On se sent impuissant et dépassé !", explique le frère de la victime, Francisco.

francisco temoignage


Rappel des faits


Retour sur ce terrible faits divers. Samedi 25 octobre 2014, vers 5h du matin, une bagarre éclate entre des militaires et des civils dans une discothèque de Kourou, en Guyane. L'un des civils part alors en courant de la discothèque, mais il est pris en chasse par un groupe de militaires. Des amis du fuyard, un homme et une femme, montent à bord d’un 4×4 pour lui venir en aide. La voiture percute de face deux militaires. Puis, elle fait demi-tour, avant de rouler sur l'un des deux militaires alors à terre.

Ce militaire, c'est Teva Paeahi, caporal chef au 35ème R.A.P, aolrs âgé de 34 ans. L'homme ne survivra pas à ses blessures. Quatre jours après les faits, il décède à l'hôpital de Cayenne. Le second militaire a, lui, eu plus de chance puisqu'il ne sera que légèrement blessé.
Les conducteurs du véhicule ont été mis en examen pour "tentative de meurtre". Ils affirment avoir roulé involontairement sur le militaire. Vendredi 17 février, si la femme a été condamnée à 5 ans de prison dont trois avec sursis, l'homme a, lui, été libéré.

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