L'Alzheimer, une maladie encore méconnue au fenua

Journée mondiale Alzheimer
© Polynésie 1ère

La journée mondiale de la maladie d'Alzheimer en Polynésie française est célébrée ce samedi 23 septembre à la mairie de Punaauia. Pour l'occasion, des ateliers d'information sont mis en place et animés par des professionnels de la santé afin d'informer et sensibiliser la population. Reportage.

polynesie1ere.fr, Thierry Stampfler, Heidi Yieng KOw Publié le , mis à jour le

Cette grande journée d’information sur les maladies neurodégénératives est organisée par l’association Polynésie Alzheimer. Si au niveau mondial, la journée a été célébrée le 21 septembre, l'association a décidé de reculer l'évènement de quelques jours au fenua.

Orthophoniste, neuropsychologue, kinésithérapeute, ergothérapeute, la direction des Affaires sociales... Plusieurs intervenants et professionnels sont sur place pour rencontrer, informer et sensibiliser les visiteurs. Le ministre de la Santé, Jacques Raynal, y participe également. "Toute personne peut venir à cette journée, cela ne coûte rien de venir se renseigner", explique   Anuanua Schyle de l'association Polynésie Alzheimer qui revient plus en détails sur cette journée.

Interview


La maladie d’Alzheimer est une affection du cerveau dite "neuro-dégénérative", c'est-à-dire qu'elle entraîne une disparition progressive des neurones. En Polynésie française près de 460 personnes atteintes de cette maladie sont déclarées mais beaucoup ne le sont pas. En réalité, il y aurait plus de 2000 malades. La raison ? Elles sont multiples explique Teave Chaumette, présidente de l'association Polynésie Alzheimer.


La présidente de l'association dénonce également un manque d'implication du gouvernement auprès des matahiapo. "A Taoone, il n'y a même pas de service gériatrie [...] comme si il n'y avait pas de personnes âgées à Tahiti ", dénonce t-elle. Si aujourd'hui aucune structure spécialisée pour accueillir les malades d'Alzheimer existe au fenua, il y a bien des centres d'accueil pour les personnes âgées. "Mais elles ne sont pas réglementées", explique la présidente de l'association qui se félicite néanmoins que le gouvernement est actuellement en train de réfléchir sur la question. Selon elle, le ministère de la Solidarité travaillerait sur une loi afin de réglementer ces centres. "Nous l'attendons avec impatience".