Motu Uta : le centre de tri victime d'un incendie

Incendie déchets Motu Uta
© Polynésie la 1ère / Heidi Yieng Kow

Aucune victime mais quelques dégâts matériel notamment au niveau de la toiture du hangar de la SEP à Motu Uta... C’est le constat qu’ont fait les responsables du centre de recyclage et de transfert ce samedi 7 avril. Reportage

Polynésie la 1ère, Heido Yieng Kow Publié le , mis à jour le

C’est à 2h09 exactement que les pompiers de Papeete ont reçu un appel leur signalant qu’un incendie avait débuté au centre de tri de Motu Uta. Les soldats du feu sont intervenus rapidement sur place, ils ont dû couper le cadenas de la grille pour accéder au bâtiment. Sur place, ils ont constaté que le feu avait pris dans la partie avant du bâtiment, celle réservées aux déchets des bacs gris.

Incendie déchets Motu Uta
© Polynésie la 1ère / Heidi Yieng Kow

La quinzaine de pompiers a donc rapidement mis en place les lances à incendie pour éteindre le feu. Selon le capitaine Sergio Bordes de la brigade des pompiers de Papeete, qui était sur place, la difficulté avec ce genre d’incendie réside dans la toxicité des fumées mais aussi dans le fait que ces déchets en décomposition pour une grande partie dégagent des gaz qui peuvent s’enflammer rapidement.


A 6h30 ce samedi matin, le feu était largement circonscrit. Le responsable du centre Enviropol de Motu Uta, Jean-Luc Haapa Teihotaata, il se pourrait que ce soit une fusée de détresse qui se soit déclenchée dans les déchets. Un problème récurrent pour ces professionnels du traitement des déchets.


Chaque semaine une trentaine de fusée de détresse sont retrouvées dans les déchets que ce soit ceux des bacs gris ou des bacs verts. Aucune filière n’est mise en place pour la récolte et le désarmement de ces fusées de détresse. Un incendie avait d’ailleurs eu lieu il y’a trois ans au CET de Paihoro, déclenché par une fusée de détresse. Il avait fallu alors 4 jours pour l’arrêter.


Vers 7h ce matin, les ouvriers du centre ont procédé au tri et au transfert des déchets vers les camions qui les mèneront vers Paihoro. Des déchets qui sont toujours sous la surveillance d’une équipe de soldats du feu restés sur place pour s’assurer que le feu ne reprenne pas.