Les kite-surfeurs de Moorea se rebellent

kitesurf
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Depuis le 23 Juillet, par arrêté municipal, les adeptes de ce sport à sensation sont interdits de planche. Ils organisent demain à 11H sur le spot de Haapiti (Moorea) un "grand rassemblement pacifique" aux allures de fronde contre la décision du tavana, Evans Haumani.

Pierre Emmanuel GAROT avec Jérôme LEE Publié le , mis à jour le

Pour le Président de l'Association "Moorea kite surf", Vatea Quesnot, "la décision du maire a été une surprise d'autant plus qu'on travaille depuis plusieurs mois avec les services spécialisés pour mettre en place une réglementation qui permettrait à l'ensemble des usagers du spot de Haapiti de pouvoir évoluer en toute sécurité et en toute sérénité.
Il y a eu une altercation sur la plage où on se trouvait, cela a déclenché la prise de cet arrêté d'interdiction, ça n'avait rien à voir avec la pratique du kite". Vatea Quesnot pointe aussi du doigt l'inégalité de traitement entre les différents sports nautiques: "On a pas interdit la pratique du jet ski à Moorea malgré toutes les infractions, notamment la dégradation des balises ou le non respect du PGEM.



Tous solidaires mais combien ?

Il y a eu un malheureux accident en paddle, on a pas interdit le paddle ! Le but de la manifestation est de montrer que nous sommes tous solidaires , pour demander la reprise des négociations qui étaient en cours avec les services de la mairie avant que cet arrêté ne tombe".

 

Le maire de Moorea, Evans Haumani, avait strictement interdit la pratique du kite dans les zones de Tiahura, Temae et Tahiamanu par un arrêté prenant effet le 23 juillet 2015 et se terminant le 31 décembre 2020 (arrêté n°148/2015 du 23 juillet 2015).

Aucune amende infligée pour l'instant

En pleine saison du maraamu, le maire avait considéré que "les incidents survenus entre les baigneurs, usagers et les pratiquants lors du déploiement et la mise en œuvre des ailes de traction des engins de glisse aérotractée ou kitesurf sur la résidence Moemoea" étaient suffisants pour prendre un arrêté. Les infractions devaient être punies par une amende de première classe mais l'on ignore si les sanctions sont réellement tombées.