Le service de néphrologie du Taaone arrive à saturation

rein2
© P.1ère

Le taux d’occupation en hospitalisation atteint 100 % depuis 4 ans. Les médecins voient également arriver plus de patients. Les consultations ont augmenté de 7 à 8% depuis le début de l’année. Du côté des personnes en dialyse aigue, c’est la saturation.

Pierre Emmanuel GAROT avec Axelle MESINELLE Publié le , mis à jour le

Du côté des personnes en dialyse aigüe, c’est la saturation explique le docteur Pascale Testevuide, néphrologue au centre hospitalier: "Nous sommes en saturation complète, c'est à dire que nous sommes obligés de raccourcir des séances, on est obligés de trouver des petits moyens pour essayer d'absorber des patients qui arrivent en phase aigüe.

Actuellement, on est dans une situation on l'on ne pourra probablement plus dans les trois mois à venir accueillir de nouveaux patients. Le but est bien entendu de faire sortir les patients de l'hôpital, de les diriger vers les antennes de l'APURAD (NDLR. en charge des dialyses), elles aussi sont dans une situation de saturation.
rein1
© P.1ère | Une greffe rénale opérée à l'hôpital du Taaone
"Il ne faut pas faire de catastrophisme, mais on est quand même dans une situation assez tendue", poursuit le docteur Testevuide, "la priorité maintenant, c'est de favoriser la transplantation rénale. Ensuite il y a le développement de tout ce qui est hors "centre lourd", et les alternatives à l'hémodialyse, c'est à dire ce que des patients peuvent faire à Arue, mais aussi au fin fond d'une vallée de Ua Pou".